La Sauge, Société d’agriculture urbaine généreuse et engagée, organisait les 19 et 20 mars les 48 heures de l’agriculture urbaine. L’occasion pour l’association, un an après sa création, d’inviter les Franciliens à découvrir les pratiques agroécologiques et les inciter eux-mêmes à jardiner.
Plus de 15 000 habitants de la région parisienne se sont rendus aux cent-cinquante activités proposées sur quarante lieux différents, à l’occasion des 48 heures de l’agriculture urbaine qui se tenaient les 19 et 20 mars. À l’initiative de l’événement, la Sauge, qui se donne pour mission de « favoriser la pratique d’une activité agricole pour le plus grand nombre ».
Née en février 2015, la Sauge compte aujourd’hui plus de 300 adhérents. L’association investit les espaces naturels des bars et restaurants parisiens et y cultive des fruits et légumes. « Les gens nous disent toujours qu’ils n’ont pas la main verte », témoignent les cofondateurs de l’association Antoine Devins et Swen Deral, « nous voulons leur prouver le contraire ». Car l’objectif de l’association est que « tout le monde jardine au moins deux heures par semaine ». Les deux fondateurs en sont convaincus, cela permettrait « de contribuer à la transition écologique, créer du lien social et de l’emploi ».
Inciter les consommateurs à être acteurs de la transition écologique
Par ses activités pédagogiques animées par la trentaine de membres actifs de l’association (ingénieurs agronomes, urbanistes, designers…), la Sauge souhaite « mettre en lumière des démarches agroécologiques et donner envie aux citoyens de se reconnecter à la nature ». Les deux jeunes fondateurs ont décidé de s’adresser aux citoyens, à « ceux qui consomment » afin de les sensibiliser au fait que « l’acte d’achat est un acte engagé ». « Il est inconcevable que les gens accordent moins de 10 % de leur budget à leur alimentation ! », s’exclame Swen Deral.
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La Sauge veut « mettre en lumière des démarches agroécologiques et donner envie aux citoyens de se reconnecter à la nature »
La Sauge souhaite par ailleurs montrer que l’agriculture n’a rien de ringard. Mieux encore, elle espère éveiller des vocations d’agriculteurs adeptes de l’agroécologie. « L’idéal serait que 10 % de la population active bosse dans l’agriculture, avec des pratiques agroécologiques », estiment les deux hommes.
Créer cinq emplois en 2016
Pour 2016, le grand défi de la Sauge sera l’ouverture d’une ferme adossée à un restaurant à proximité de la gare de Lyon. L’association espère ainsi créer cinq emplois, avec des salariés qui seraient multitâches : agriculteurs urbains – « nous aurons une biquette ! » se réjouissent-ils – et cuisiniers. À terme, la Sauge espère exporter son concept dans d’autres grandes métropoles.