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FNSEA La section des anciens veut rencontrer Nicolas Sarkozy

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La section des anciens exploitants agricoles (SNAE) de la FNSEA, réunie en congrès les 9 et 10 mars à Paris, souhaite obtenir un rendez-vous avec Nicolas Sarkozy, a fait savoir son président Claude Berger, le 10 mars. « Nous avons peur d’être mis de côté dans la future négociation sur la réforme générale des retraites lancée par le chef de l’État. Nous ne resterons pas sur la touche », prévient le président du SNAE, qui revendique quelque 100 000 adhérents et pousse ses élus à se former.

«Les anciens veulent s’éclater comme les jeunes ! », a lancé Claude Berger, le président de la SNAE (la section des anciens exploitants agricoles) de la FNSEA lors du congrès de l’organisation qui s’est déroulé les 9 et 10 mars, à Paris. Un président pour qui « on n’arrête pas de rire parce qu’on vieillit. On vieillit parce qu’on arrête de rire… », et il ajoute : « Et de se former ! ». La complexité de la protection sociale agricole et particulièrement des retraites exige pour tout responsable un minimum de formation et d’information. La SNAE plaide pour que la formation soit la règle pour tous les nouveaux présidents et secrétaires généraux de l’organisation. Mais l’actualité la plus immédiate pour la section est la réforme générale des retraites, si le débat souhaité par Nicolas Sarkozy se réalise. « Nous avons peur d’être mis de côté dans la future négociation sur la réforme générale des retraites lancée par le chef de l’État. Nous ne resterons pas sur la touche », prévient le président du SNAE. C’est pourquoi la SNAE demande à être reçue par Nicolas Sarkozy.

L’agriculture partie prenante
Pour Lionel Rimoux, directeur de cabinet de Nora Berra, secrétaire d’État chargée des aînés, invité à faire la clôture du congrès, « l’agriculture a toute sa place dans ces négociations ». Le combat des retraites reste la priorité de la section. « Nous dénonçons la situation des retraités et le montant indigne des pensions agricoles, dont la moyenne est de 50 % inférieure à la moyenne nationale, toutes catégories confondues, a souligné Claude Berger. Nous demandons que les plafonds de ressources soient relevés et adaptés aux conditions de vie actuelles ». Face à ces situations difficiles, le mot d’ordre est de « militer ensemble pour intervenir sur les charges qui ne cessent d’augmenter ». « Faut-il durcir le ton ? » pour être entendu, a-t-il ajouté. La section a déjà quelques idées… comme un pique-nique dans les cours des préfectures.

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