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Sécurité alimentaire, santé des agriculteurs, antibiorésistance et abeilles : l’Anses a présenté son programme de travail pour 2013, le 18 mars.
Renforcer les capacités de contrôle des pouvoir publics tout au long de la chaîne alimentaire : tel est l’un des chantiers que l’Anses ouvre en 2013. L’Agence nationale de sécurité sanitaire présentait, le 18 mars, son programme de travail pour 2013. Elle entend développer, d’ici à trois ans, « une centaine de méthodes nouvelles », pour détecter deux types d’agents préoccupants. D’un côté, les agents pathogènes microbiologiques (dont les virus et les « variants » de souches bactériennes connues, plus virulentes), et de l’autre, les contaminants chimiques (avec un focus sur les perturbateurs endocriniens, les phtalates ou encore les résidus d’antibiotiques). L’Anses compte développer en particulier des méthodes d’analyse « multirésidus », permettant de détecter simultanément une centaine de polluants. Le but est « d’augmenter la capacité de contrôle, alors que les moyens sont réduits », a expliqué Marc Mortureux. Les méthodes développées seront ensuite transmises aux laboratoires de l’Anses.
Le deuxième chantier de cette année pour l’Anses concerne la qualité de l’air et les risques liés aux particules d’une part et aux allergènes, d’autres part, avec un état des connaissances sur les pollens et leurs effets sur la santé.
Bisphénol A et pesticides : en cours
En outre, 2013 verra se concrétiser plusieurs travaux en cours au sein de l’Agence. Dès le mois d’avril, c’est le rapport sur les risques liés à l’exposition au bisphénol A qui doit être publié. Il alimentera le travail plus large de l’Anses sur les perturbateurs endocriniens. En outre, l’Anses poursuit en 2013 ses travaux sur les produits phytosanitaires. D’un côté, des projets sont en cours sur les risques cumulés des mélanges de pesticides et, de l’autre, l’élaboration de références sur les équipements de protection individuelle (EPI) se poursuit. Ainsi, l’Anses travaille « à documenter les types d’EPI utilisés, les pratiques d’utilisation, afin d’améliorer et préciser les EPI pertinents pour chacun des produits utilisés en fonction des différentes tâches de la manipulation des produits », a précisé Marc Mortureux. Les résultats de ce travail, mené en partenariat avec Irstea (ex-Cemagref), sont attendus pour la fin 2013. En attendant, l’Inserm s’apprête à sortir un rapport sur cette question. Et à l’échelle européenne, l’Efsa, l’agence européenne de sécurité sanitaire, est en train d’élaborer un guide européen pour renforcer les critères d’évaluation des risques pour les travailleurs agricoles.
Abeilles et antibiorésistance
Par ailleurs, un groupe d’experts, mis en place début 2013, planchera pendant 18 mois sur les abeilles. Il dressera un état des lieux sanitaire de la filière apicole en France et une revue de la littérature sur les co-expositions des abeilles aux différents facteurs de stress. Et fin 2013, le groupe de travail sur l’antibiorésitance rendra ses conclusions. Le projet vise à recenser l’utilisation d’antibiotiques pour les différentes filières, à réfléchir aux outils de suivi des consommations d’antibiotiques et de l’antibiorésistance. Il s’agira aussi de faire le point sur les pratiques de prescription en médecine vétérinaire.
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