La Banque de France a observé une croissance modérée en février et un niveau de stock un peu supérieur à la normale. Les prix sont stables sauf pour le champagne.
Dans l’industrie des boissons, les volumes fabriqués et livrés en février ont progressé par rapport au mois de janvier, alors que les réceptions de commandes n’ont guère varié, indique la dernière Note de conjoncture de la Banque de France. Les stocks ont augmenté, en prévision de la période de forte activité. Dans l’ensemble, les cours des matières premières et les barèmes de vente n’ont guère varié, à l’exception du champagne, où les prix de vente ont été revalorisés.
Les stocks sont jugés un peu supérieurs aux normes saisonnières, dans la plupart des fabrications. Les carnets, dans l’ensemble convenablement garnis, font l’objet d’appréciations très contrastées selon les fabrications : étoffés dans le Champagne, les eaux de vie, la malterie, corrects dans les eaux de table, ils apparaissent insuffisants dans la brasserie, les spiritueux, les vins mousseux et les boissons rafraîchissantes. Dans les semaines à venir, l’activité ne devrait guère s’écarter de son niveau actuel.
Champagne: production et livraisons ont progressé par rapport aux deux périodes de référence, de même que les enregistrements de commandes, le développement des débouchés étrangers s’étant révélé supérieur au fléchissement de la demande intérieure. La revalorisation des barèmes de vente s’est poursuivie. Les stocks de produits finis sont jugés proches de la normale et les carnets de commandes demeurent très satisfaisants. Une progression de l’activité est prévue au cours des prochains mois.
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Brasserie : (Nota : en raison du faible nombre de réponses reçues, les informations ci-après n’ont qu’une valeur indicative). Les indicateurs d’activité et de demande ont baissé par rapport aux deux périodes de référence. La progression modérée des exportations a limité les effets du recul de la demande intérieure, notamment dans le secteur des CHR. Les stocks se sont accrus et sont jugés nettement excédentaires face à l’insuffisance des carnets. Au cours des prochaines semaines, la production devrait fléchir pour les réduire.
Eaux de table : la production s’est stabilisée par rapport au mois de janvier, malgré une diminution des livraisons, liée au fléchissement de la demande intérieure. En revanche, les exportations ont augmenté. À un an d’intervalle, les indicateurs d’activité ont diminué. Les stocks de produits finis, dont la reconstitution a commencé, en prévision de la période de forte activité, apparaissent normaux pour la période, alors que les carnets sont correctement garnis. Les prévisions font état d’une augmentation de la production à brève échéance.