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UE/Produits laitiers La situation du marché au menu de la prochaine réunion du Conseil « Agri »

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Les difficultés auxquelles est confronté le secteur laitier européen feront l’objet d’un débat spécial par le Conseil «Agriculture» du 23 mars qui devrait dégager des mesures destinées à atténuer la chute des prix payés aux producteurs. Si cette chute des prix est plutôt bien accueillie par l’industrie de la transformation, les producteurs de différents Etats membres de l’UE multiplient à travers l’Europe les manifestations contre la crise du secteur, la dernière en date le 12 mars ayant eu lieu à Prague, capitale de la présidence en exercice de l’UE.

La Commission européenne reconnaît que les prix payés aux producteurs de lait ont considérablement chuté au cours des derniers mois, la demande ayant diminué sur le marché international tandis que la concurrence exercée par les pays tiers s’est accrue, dans un contexte général de crise économique et financière. Elle explique que pour remédier à cette situation, l’UE a déjà réintroduit, à titre temporaire, le régime des restitutions à l’exportation pour les produits laitiers, compensant ainsi en partie l’écart entre les prix de l’UE et les prix du marché mondial. En outre, dans le cas où le prix du beurre se situerait en dessous du prix d’intervention, ce produit serait acheté dans le cadre du mécanisme d’intervention communautaire afin de stabiliser les prix. La Commission rappelle par ailleurs, qu’en plus d’une augmentation des quotas laitiers, le récent « bilan de santé » de la Pac prévoit de son côté la mise en place d’un Fonds destiné à accompagner la restructuration du secteur.

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En réintroduisant temporairement les restitutions à l’exportation, la Commission européenne a quand même tenu à expliquer que cette mesure se situait dans les limites imposées par l’OMC, devant laquelle l’UE s’est engagée à éliminer progressivement ces paiements d’ici à 2013, « à la condition que les partenaires commerciaux de l’UE fassent preuve de la même discipline dans leurs propres programmes de soutien à l’exportation ». La commissaire à l’agriculture, Mariann Fischer Boel, souligne que l’UE fait face à des concurrents qui exploitent des systèmes de crédit à l’exportation qui « représentent des milliards de dollars » et qui, parfois, « utilisent les programmes d’aide alimentaire comme un moyen de dégager leurs surplus sur une base plus permanente ».