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Céréales La situation reste très favorable à l’exportation pour l’UE

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La tendance a été à la baisse sur le marché mondial du blé au cours de la deuxième moitié de septembre, suite à un ralentissement de la demande et au début de campagne prometteur des semis pour le blé d’hiver aux Etats-Unis. Le marché céréalier reste néanmoins très nerveux à cause surtout du manque de visibilité du côté de la Russie et de la décision de l’Ukraine d’imposer des quotas à l’exportation jusqu’à la fin de l’année. L’UE, pour sa part, tire toujours son épingle du jeu sur le marché mondial.

La situation reste très favorable pour les exportateurs européens de blé qui on passé des contrats pour plus de 1,5 million de tonnes durant la deuxième quinzaine de septembre. De juillet à fin septembre, les engagements à l’exportation de l’UE se sont élevés à 8,5 millions de tonnes contre 5,7 Mt l’an dernier à la même époque, dont 6,7 millions de tonnes pour le blé et 1,4 million pour l’orge. Quant aux importations, constituées surtout de blé de haute qualité, elles s’élèvent à 2,3 Mt. Trois mois après le début de la campagne 2010/11, l’UE se retrouve exportatrice nette de 6,2 Mt contre seulement 2,7 Mt fin septembre 2009.

Situation confuse en Russie, plus claire en Ukraine
La situation en Russie et en Ukraine alimente toujours les spéculations. Le vice-premier ministre russe a indiqué que l’embargo sur les céréales, décrété cet été à la suite de la canicule et de la sécheresse, ne serait pas levé avant juillet 2011. « Il ne sert à rien de soulever la question avant le passage à la nouvelle saison », a-t-il estimé le 1er octobre. Toutefois, moins affirmatif, Oleg Kobiakov, premier conseiller du ministère des affaires étrangères, a souligné que la Russie dispose de stocks suffisants et qu’il est possible que l’embargo sur les exportations puisse être levé à la fin de l’année. Fin septembre, la récolte russe était de 58,2 millions de tonnes (- 32 % par rapport à l’an dernier à la même époque) dont 39,1 Mt de blé (- 28 %) et 8 Mt d’orge (- 55 %). Le ministère russe de l’agriculture a revu en baisse à 15 millions d’hectares la superficie consacrée aux semis d’hiver pour la récolte 2011. Cela représente une baisse de 4 millions d’ha par rapport à l’an dernier et de 1,6 million d’ha par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Selon l’analyste Ikar, cité par UkrAgroConsult, il semble difficile de combler ce retard par les semis de printemps et la récolte céréalière russe en 2011 ne devrait pas excéder 80 millions de tonnes. Certains experts estiment qu’un volume compris entre 70 et 75 Mt paraît plus réaliste compte tenu des problèmes financiers rencontrés par la filière russe et des conditions climatiques qui demeurent très aléatoires.
En Ukraine, la situation est à présent plus claire. Le gouvernement a décidé de limiter les exportations jusquà la fin de l’année à 2 millions de tonnes de maïs, 500 000 tonnes de blé et 500 000 tonnes d’orge. Au 22 septembre, selon le ministère ukrainien de l’agriculture, 33,1 millions de tonnes de céréales avaient été récoltées contre 38,3 Mt l’an dernier à la même époque.

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