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Propriétaires ruraux La « société de propriété » intéresse les ruraux

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Quelques jours avant le 47e congrès de la Fédération nationale de la propriété privée rurale (FNPPR), qui devait se tenir le samedi 10 février à Paris, les propriétaires ruraux attendaient avec beaucoup d’intérêt de Nicolas Sarkozy qu’il réponde à leurs questions, notamment sur le contenu de la « société de propriété » qu’il a évoquée précédemment.

Lorsque Nicolas Sarkozy propose que la France soit un pays de propriétaires, « les propriétaires privés ruraux aimeraient bien savoir de quelle propriété il est question », a déclaré la Fédération nationale de la propriété privée rurale dans un communiqué publié le 6 février. « Lorsque ces propriétaires ne sont pas libres de louer leur terre à qui ils veulent, dans les conditions qu’ils veulent, de vendre leur propriété à qui ils veulent et dans les conditions qu’ils veulent, il y a parfaitement matière à s’interroger sur cette société de propriété », a-t-elle exposé.

« Veut-on préserver la propriété privée ? »

La FNPPR a décidé de placer son congrès sous le thème « Veut-on préserver la propriété privée ? ». Lorsque la majorité actuelle, qui s’est déclarée attachée au respect de la propriété privée « ne trouve pas mieux que de créer trois impôts supplémentaires sur la propriété privée, portant ainsi le nombre d’impôts, droits et taxes auxquels est confronté un propriétaire de 37 à 40, les propriétaires disent trop c’est trop ! », s’exclame-t-elle.

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L’organisation cite plusieurs autres signes de « mépris » pour les propriétaires ruraux : la réforme de l’impôt sur le revenu est adoptée, mais les propriétaires ruraux sont la seule catégorie à payer plus après la réforme qu’avant ; le délai de rappel des successions antérieures est ramené de 10 à 6 ans, mais ils sont écartés du dispositif ; enfin, les propriétaires ruraux sont obligés de rendre à leur locataire l’allègement des impôts fonciers.

Le 8 février au soir, la présence du candidat de l’UMP était confirmée et la FNPPR attendait un millier de congressistes.