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La solution d'Ag'Eau-Vital pour économiser l’eau et les quantitées de produits phytosanitaires

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Intérieur d'une unité de traitement de l’eau d'AG’Eau-Vital Crédits : © AG'Eau-Vital

Fondée par Alain Aurejac, la société Ag’Eau-Vital propose des solutions de traitement de l’eau pour les produits phytosanitaires de synthèse, les produits de biocontrôle et de biostimulants, le tout piloté par un logiciel. Une solution complète unique sur le marché qui permet aux agriculteurs de réduire la facture d’eau et de produits.

 

Alain Aurejac a démarré sa start-up Ag’Eau-Vital en 2021 en partant de l’idée qu’il pouvait améliorer les systèmes de traitement existants depuis une dizaine d’années. « Notre solution englobe une unité de traitement de l’eau pour les produits phytosanitaires de synthèse permettant une meilleure solubilité dans l’eau, avec comme effet une amélioration de la concentration et de leur efficacité. Celle-ci est également équipée pour les produits de biocontrôle et de biostimulants, dans le but d’améliorer leur efficacité, le tout piloté par un logiciel, outil d’aide à la décision qui a nécessité un an de mise au point », explique-t-il.

Les stations de filtration de l’eau d’Ag’Eau-Vital opèrent sur la déminéralisation de l’eau, le PH, la conductivité et la température afin d’améliorer la solubilité des produits utilisés par les agriculteurs. « Nous sommes la seule société présente sur ce segment de marché à proposer une unité aussi complète. Concrètement, le logiciel qui est adossé à la machine prend en compte la composition des sols, pour les désherbants, la météo à plus ou moins 5 jours, le stade des cultures, mais aussi la pression estimée... de manière à aider l’agriculteur à régler et donc à optimiser au mieux la quantité de bouillie (eau + produit), à appliquer sur les cultures. Avec des eaux brutes, la solubilité des produits varie de 40 à 60%, selon la qualité de l’eau, c’est-à-dire que 40 à 60 % du produit n’est pas associé à l’eau et part donc sur le sol, puis dans les nappes phréatiques. En travaillant sur la qualité de l’eau, notre solution permet d’arriver à une solubilité de 95%, ce qui pour finir conduit à une économie conséquente d’eau et des quantités de produits phytosanitaires », explique Alain Aurejac. Ainsi, sur l’ensemble du marché agricole en France, 2,6 milliards de mètres cubes d’eau pourraient être économisés par an. En France, l’agriculture utilise 2,7 milliards de mètres cubes d’eau pour toute l’irrigation.

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Lancement prochain de la commercialisation

Le logiciel d’Ag’Eau-Vital alerte également l’agriculteur en cas d’associations contraires de certaines matières actives, notamment en cas de PH qui s’opposent. « Une solution fortement attendue des utilisateurs et qui sera très appréciée des fabricants de produits phytosanitaires, dans la mesure où il leur sera possible de porter un message spécifique sur chacun de leurs produits. Du fait de la difficulté d’homologuer de nouveaux produits, les fabricants sont parfois amenés à reformuler certaines matières actives de base, avec possiblement un changement de PH du produit fini et pour lequel l’agriculteur n’est pas toujours informé », souligne le fondateur d’Ag’Eau-Vital.

Les unités de traitement de l’eau de la start-up sont actuellement en phase d’essais dans plusieurs exploitations avant de lancer la phase de commercialisation. Alain Aurejac propose actuellement trois modèles, en fonction du débit de chantier, dont les prix varient entre 60 et 90 000 euros HT, ce dernier modèle ciblant les exploitations arboricoles ayant plus de 250 hectares. « Pour une telle surface, la facture en produits phyto peut atteindre 250 000 euros, voire plus », rappelle-t-il.