Le gouvernement vient de lancer l’appel d’offres, sous la forme d’une Délégation de service public (DSP), conforme aux exigences nouvelles de la réglementation européenne, pour la promotion des produits alimentaires. Les entreprises candidates ont 45 jours après la publication de l’appel au Journal Officiel des Communautés européennes. Jusque-là, c’est la Sopexa (Société pour la promotion des exportations agricoles et agroalimentaires françaises) qui assure cette fonction de promotion en France et surtout à l’étranger, qu’elle supportait grâce à une dotation budgétaire de 18 millions d’euros (dont 14 M de l’Etat) en 2006. Si la Sopexa gagnait cet appel d’offres, valable normalement pour cinq ans, elle serait rassurée sur son avenir et pourrait modifier son tour de table à l’occasion de la vente annoncée de la participation des Offices en intéressant davantage de nouveaux actionnaires, comme le Crédit agricole, la principale banque du secteur, déjà présente au capital et sollicitée pour augmenter fortement sa participation.
Le 31 mai, l’Etat avait annoncé qu’il mettait en vente, pour 9 millions d’euros, sa participation (un peu moins de 25 % du capital) qu’il détient dans la Sopexa par le biais des offices interprofessionnels agricoles et d’Ubifrance.
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Mais le 13 octobre, Jean-Michel Lemétayer, le président de la FNSEA, le principal syndicat agricole, en charge de trouver de nouveaux actionnaires, reconnaissait que « le tour de table pour la reprise de la participation de l’Etat avançait lentement ». Aussi, le président de la FNSEA réclamait au gouvernement le lancement le plus rapidement possible de l’appel d’offres pour une DSP.