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La sortie du glyphosate représentera un surcoût pour les agriculteurs, confirme l'Inra

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Se passer du glyphosate représentera un surcoût pour les agriculteurs, a confirmé, à l'Assemblée nationale le 29 novembre, Philippe Mauguin, le p.-d.g. de l’Inra qui travaille aujourd'hui à l'évaluer. « Dans 85 % à 90 % des cas il y a des alternatives techniques qui existent », mais cela entraîne des « surcoûts » qui « peuvent passer par des investissements ou des surcoûts en temps de travail », a-t-il indiqué devant la mission d'information commune sur le suivi de la stratégie de sortie du glyphosate, présidée par le député LR Julien Dive.

Dans le cas de la viticulture en terrasse, où les alternatives font défaut, les solutions pourraient venir du machinisme et de la robotique, ou bien de l'enherbement des vignes. Cependant, le surcoût « pourrait atteindre 20 centimes d'euros par bouteille si on considère que pour faire ce travail supplémentaire, il faudrait une personne pour 20 ha », a-t-il expliqué. S'il faut acquérir une herse, un outil de « scalpage » ou autre, « cela peut être éligible au grand plan d'investissement et à des aides des pouvoirs publics nationales, européennes ou régionales », selon M. Mauguin.

Une évaluation pour la récolte 2020

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Les surcoûts de fonctionnement qui vont rester structurels doivent, eux, être « évalués de façon raisonnable et pragmatique, moyennés au niveau national, pour que les interprofessions et les contrats de filières puissent s'en saisir ». Car, selon M. Mauguin, c'est « le marché, jusqu'au consommateur, qui devra prendre sa part, sinon cela ne marchera pas ». « Il me semble que les contrats de filière mis en place à la demande du président de la République et qui sont en cours de discussion au sein des professionnels doivent prendre en compte la question des pesticides », a précisé le patron de l'Inra.

Pour évaluer les surcoûts, l'Inra va demander notamment aux directeurs de ses unités expérimentales de s'engager dans la sortie du glyphosate un an avant l'objectif gouvernemental, c'est-à-dire pour la récolte 2020. Ce test grandeur nature devra se faire « en regardant le surcoût d'investissement, le temps de travail, le coût horaire, pour pouvoir apporter des éléments auprès des partenaires professionnels et des pouvoirs publics ».

Philippe Mauguon : Evaluer les surcoûts de "façon raisonnable et pragmatique"