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UNMFR La subvention aux Maisons familiales bientôt revalorisée par décret

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A l’occasion de son assemblée générale les 28 et 29 avril à Paris, l’Union des maisons familiales et rurales (UNMFR) a fait part au ministre de l’Agriculture de ses préoccupations sur le financement, la maitrise des effectifs et certaines complications vécues sur le terrain. Le ministre s’est engagé à une parution rapide du décret revalorisant le financement des MFR.

La première des préoccupations que François Subrin, président de l’UNMFR, a exprimé au ministre au nom des 1100 congressistes présents (représentant 500 MFR), est celle du financement des Maisons familiales. Un accord signé il y a un an avec Michel Barnier devait déboucher sur un décret revalorisant la subvention versée par le ministère, mettant un terme à un contentieux sur le sujet. La revalorisation doit s’appuyer sur le coût de formation d’un élève de l’enseignement agricole privé à temps plein selon un calcul approuvé par Bercy. Le décalage entre le nouveau montant et la subvention antérieure est d’environ 20% au profit des MFR.
« La revalorisation prévue est de 3% par an sur trois ans, pour être en cohérence avec la loi de 1984 sur l’enseignement privé », a expliqué Jean-Claude Daigney, directeur des MFR.
« Cette année, les MFR et l’UNREP toutes deux concernées doivent recevoir au total 6 millions d’euros supplémentaires », a poursuivi Jean-Claude Daigney.
Cependant, le décret n’est toujours pas publié. Il a même fallu l’intervention des parlementaires pour faire respecter la loi de 1984 et rattraper les retards de paiement, a rappelé François Subrin.

Apurement des reports de charges
Le ministre a provoqué un soulagement en annonçant que « le projet de décret a été transmis le jour même en Conseil d’Etat qui doit se prononcer rapidement » pour une publication prochaine. Il a également annoncé « un apurement des reports de charges » grâce à un amendement de la loi de finances rectificative de 2009 pour un montant de 7,9 millions d’euros. Les crédits seront sous peu versés aux établissements concernés.
En échange de cet accord, les MFR s’étaient engagées à limiter leurs effectifs (environ 70 000 jeunes). Elles ont fait savoir que la réforme du bac pro, en créant un double flux d’entrants en 1er (élèves issus des terminales BEPA et des nouvelles secondes professionnelles), va rendre cet engagement difficile.
« Je serai attentif à ce que les MFR puissent faire face au double flux d’élèves issu des terminales BEPA et de secondes professionnelles. Nous travaillerons ensemble sur ce point dans le cadre du protocole », a répondu Bruno Le Maire.

Un maxima par établissement et non par formation
Autre sujet abordé : la réforme de la filière « service » qui va démarrer. « Nous souhaitons que les services régionaux de l’agriculture étudient nos propositions en respectant les choix de notre mouvement : un financement à l’élève avec des maxima par établissement et non par formation ; une organisation en réseau qui valorise la proximité, l’ancrage territorial et la complémentarité entre MFR ; une pédagogie de l’alternance qui s’appuie sur le milieu professionnel et non sur des équipements lourds au sein de la MFR », a poursuivi François Subrin. Il s’est inquiété que certains directeurs régionaux de l’agriculture « ajoutent des contraintes inutiles » tel que l’application d’effectifs maxima par classe.
« Nous souhaitons à nouveau alerter le gouvernement sur le financement de l’apprentissage et sur son injustice », a encore ajouté le président. Une question que le ministre a renvoyé à Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat chargé de l’emploi.

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