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Elargissement de l’UE La Turquie, dur morceau à avaler pour la PAC

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A quelques jours de la décision très probable des Vingt-Cinq d’ouvrir l’an prochain les négociations avec la Turquie en vue de son adhésion à l’Union européenne, les experts européens et turcs s’interrogent sur la capacité de la Pac à absorber le coût de l’intégration et sur ses conséquences sociales.

Alors que les présidents et les chefs de gouvernement de l’Union européenne devaient entamer, le 17 décembre, des discussions pour décider d’une date d’ouverture des négociations avec la Turquie, certains experts s’interrogent sur la capacité de la Politique agricole commune à intégrer l’agriculture turque. D’ailleurs, le précédent commissaire européen à l’Agriculture, Franz Fischler, montrait ouvertement son scepticisme sur cette question, évaluant à 11,3 milliards d’euros le coût de l’intégration du seul point de vue agricole.

« Adaptation douloureuse »

De son côté, l’économiste Eser Karakas estime que « l’adaptation de la politique agricole turque à la Pac sera un processus extrêmement douloureux (...) Il y a en Turquie environ 8 millions de travailleurs agricoles, soit plus que dans toute l’UE », qui en compte 6,5 millions. L’une des solutions serait d’orienter cette population vers l’agriculture biologique, secteur où ils pourraient gagner plus et contribuer aux exportations vers l’UE, dont le marché pour ces produits est grandissant, soulignent les experts.

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Pour affronter les négociations, le ministère turc de l’Agriculture a même embauché comme conseiller l’ancien vice-ministre polonais de l’Agriculture, Jerzy Plewa.