Le gouvernement turc a décidé « d’ouvrir ses frontières aux bovins et à la viande bovine européenne », selon la lettre de conjoncture Lait et Viande de l’Institut de l’élevage de novembre. Effectivement, le gouvernement est confronté à une baisse de l’offre nationale et à une forte hausse des prix de la viande bovine. « Depuis la mi-septembre, en plus d’un contingent de 7 500 tonnes à 25% de droit de douanes, les entreprises turques sont autorisées à importer de la viande directement depuis les grands pays producteurs européens à des droits de douanes de 30% au lieu de 225% en temps normal », déclare l’Institut de l’élevage. La demande semble importante et « intéresse fortement les exportateurs européens ». Ces derniers pourront bénéficier de restitutions (20€/100kg) pour les carcasses et quartiers réfrigérés. Depuis la fin octobre donc, les frontières turques sont ouvertes aux carcasses françaises à condition d’avoir obtenu un test ESB négatif. D’autres marchés du pourtour méditerranéen comme l’Egypte « pourraient s’ouvrir à la viande bovine européenne face à la perte de compétitivité des viandes du Mercosur ». Les cours de la viande d’Amérique du Sud flirtent avec les cours européens (2,80€/kg carcasse fin octobre à Sao Paulo). Le Liban a lui fortement importé de France ces derniers temps. « Sur les 66 000 jeunes bovins exportés entre janvier et août (+31% par rapport à 2009), ce pays en a absorbé 24 900, soit plus que l’Italie », explique l’Institut de l’élevage
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