« La valeur ajoutée de l’industrie agroalimentaire (IAA) est inférieure de près de 15 % à sa tendance pré-Covid », si l’on en croit une étude de la Banque de France signée de Mélanie Couëffé, de la direction de la conjoncture et des prévisions macroéconomiques. À titre de comparaison, fin 2025, en France, la valeur ajoutée manufacturière demeure environ 8 % au-dessous de sa tendance pré-Covid. Si la crise sanitaire a permis une forte hausse de cette valeur ajoutée, celle-ci s’est nettement contractée. « Malgré un rebond en 2024, elle reste, au quatrième trimestre 2025, environ 15 % au-dessous de sa tendance 2015-2019 », peut-on lire. Le repli a commencé dès 2022, en conséquence de la forte inflation alimentaire générée par la guerre en Ukraine et, par suite, du recul sans précédent de la consommation. Dans les faits, il y a moins de production, moins de consommation, et une orientation claire vers les produits d’entrée de gamme, à moindre valeur ajoutée. Les IAA rencontrent plusieurs difficultés persistantes, selon l’étude, notamment en ce qui concerne les approvisionnements qui touchent encore 16 % des entreprises contre 40 % en 2022, et les recrutements qui sont difficiles pour une entreprise sur deux.
CB