La moitié des Français se disent intéressés par l’idée de devenir des e-consommateurs de produits frais, selon une enquête BVA présentée aux Entretiens de Rungis le 12 octobre. Les acteurs de la filière alimentaire s’attendent à une révolution dans le système de distribution des produits frais.
« La révolution numérique est d’ores et déjà une réalité dans le commerce des produits frais, même si elle n’en est probablement qu’à ses débuts », a déclaré Céline Laisney du cabinet d’études Futuribles, à l’occasion des Entretiens de Rungis qui se sont tenus le 12 octobre. En 2013, les achats de produits alimentaires sur internet ne représentaient « que » 3 % du marché alimentaire total, loin derrière les 18 % du secteur de l’équipement de la maison ou les 12% de l’habillement. Cependant, en valeur, les achats d’alimentaire sur internet s’élevaient à 4,1Mrd€, derrière l’habillement (5,1Mrd€) et devant l’équipement de la maison (3,8Mrd€).
Les fruits et légumes en tête
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Selon une enquête réalisée par l’institut BVA auprès de 1006 Français, en septembre 2015, les achats sur internet de produits alimentaires frais sont encore peu courants, mais ils intéressent déjà la moitié des Français. Les consommateurs sembleraient y trouver une utilité, en particulier pour les circuits courts : 68 % des personnes interrogées ont déclaré être déjà clientes ou intéressées par des achats de produits frais en ligne, directement auprès des producteurs. Hors boissons, les consommateurs seraient surtout partisans de l’achat en ligne de légumes (74 %) et de fruits (68 %). La viande (53 %) et le fromage (47 %) pourraient aussi trouver des débouchés. Les consommateurs seraient cependant plus réticents à acheter des yaourts et produits laitiers (35 %) et du poisson (23 %). Pour les professionnels de l’alimentation réunis aux Entretiens de Rungis, le e-commerce est un enjeu essentiel. 48 % des 410 participants ont déclaré que le e-commerce entraînera « une transformation radicale du système » de distribution des produits frais. Seuls 15 % ont estimé que le e-commerce restera un phénomène « à la marge ».
BB
Internet: 3% du marché alimentaire total