En croissance de 6%, la filière des viandes bio (bœuf, mouton, porc) poursuit sa progression et atteint 24 500 tonnes. L’interprofession Interbev y lit « le dynamisme » de la filière mais signale des évolutions contrastées. Pour les bovins, « le cheptel bio continue à croître fortement (+17 % en allaitants et +20 % en laitiers) », mais le nombre d’animaux abattus en bio se réduit (par exemple de 2,17% pour les bovins laitiers), en raison d’une « pénurie d’animaux en élevage conventionnel qui entraîne une concurrence à l’achat des animaux ». Les abattages de veau sont stables, et bénéficient de nouveaux marchés, en particulier en restauration collective. Mais la filière veaux « souffre de la concurrence des cours élevés du conventionnel, des broutards étant commercialisés pour l’Italie en conventionnel ». C’est en revanche une croissance de 5,3% qui est constatée pour la viande ovine, grâce à une demande en hausse. Et les abattages augmentent de 15 % pour les porcs bio « grâce au développement de nouvelles filières et l’implication de nouveaux opérateurs de la grande distribution. ». Côté distribution, justement, les grandes et moyennes surfaces restent en tête, avec 50% des tonnages vendus.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.