Abonné

La viande bovine « fait partie des négociations » avec l’UE, selon le Mercosur

- - 2 min

« Ce qui n’est pas inclus, c’est la quantité de viande bovine destinée à l’UE, qui sera déterminée à un stade ultérieur, […] nous donnant la certitude qu’elle fait partie des négociations », a affirmé le ministre uruguayen des affaires étrangères, Rodolfo Nin Novoa, après l’échange d’offres d’accès au marché auquel il a procédé le 11 mai à Bruxelles dans le cadre des pourparlers de libre-échange entre l’Union et le Mercosur (1). Et ce alors que la Commission européenne a, officiellement, exclu de sa proposition la fixation d’un contingent d’importation pour ce secteur sensible (de même que pour l’éthanol) (2).

Du coup, le bloc sud-américain (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay, le Vénézuela ne participant pas aux pourparlers) aurait, du moins à ce stade, exclu de la sienne les produits laitiers, le vin et l’huile d’olive, intérêts offensifs de l’UE. En attendant, « si nous commençons à critiquer les propositions (des Européens), ils commenceront à faire de même avec les nôtres, et, à l’évidence, nos propositions ne sont pas merveilleuses », a reconnu le ministre uruguayen, dont le pays préside actuellement le Mercosur.

(1) Voir n° 3546 dru 16/05/16

(2) Voir n° 3545 du 09/05/16

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Brésil : un magnat du soja ministre de l’agriculture

Blairo Borges Maggi (Parti progressiste, conservateur et libéral), ancien gouverneur de l’État amazonien du Mato Grosso et l’un des propriétaires du groupe Amaggi, premier producteur privé mondial de soja, a été nommé ministre de l’agriculture dans le gouvernement intérimaire formé au Brésil par Michel Temer dans le cadre de la procédure de destitution de Dilma Rousseff et en attendant le vote définitif du Sénat.

Amaggi, dont les ventes annuelles dépassent les 500 millions $, est aussi impliqué dans des projets d’infrastructures tels que les terminaux de soja, les autoroutes et les voies navigables.

Sur la base de sa participation de 17 % dans ce groupe, Blairo Borges Maggi pesait 960 millions $ en 2014, selon le magazine américain Forbes.