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Consommation La viande reste en première place dans le budget des ménages

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La 1re Biennale européenne de l’innovation dans la filière viande et produits carnés « Meat’in », qui s’est tenue les 17 et 18 novembre 2009 à Clermont-Ferrand, a été l’occasion de faire le point sur l’évolution de la consommation des viandes en France durant les cinquante dernières années. On constate que les viandes occupent la première place dans le budget des ménages aujourd’hui, même si leur poids a diminué de 4% depuis les années soixante. Quant à la structure de la consommation de viande, elle a connu un changement notable.

Si la consommation de viandes en France des années soixante jusqu’à nos jours a progressé lentement, en revanche l’évolution de sa structure est notable, selon l’OCDE. C’est ce qu’a rappelé Pierre Sans, de l’Inra Alimentation et sciences sociales lors de son intervention à la 1re Biennale européenne de l’innovation dans la filière Viande et produits Carnés « Meat’in » qui s’est tenue les 17 et 18 novembre 2009 à Clermont Ferrand.
En France, on constate une modification de la structure de la consommation par type d’espèces depuis cinquante ans. En effet selon l’OCDE et la FAO, la part de viande bovine s’est réduite entre 1961 et 2000. En revanche, les viandes de volailles ont connu une forte croissance sur cette même période. Enfin, les viandes porcines, ovines et caprines restent relativement stables.
En revanche, la consommation de viande (1) en France n’a pas connu d’évolution fulgurante de 1961 à 2000. Et les dépenses de viandes des ménages ont diminué de 4% depuis 1960. Néanmoins, elles représentent 29% du budget alimentaire des ménages, c’est-à-dire la première place.
Cette évolution de la consommation ne résulte pas simplement de causes économiques liées au revenu et au prix, bien qu’on constate que le prix est un élément explicatif de l’évolution de la structure de la consommation en faveur de viande peu chères comme la volaille. En effet, il existe également d’autres causes (2) résultant d’un changement du comportement des consommateurs, notamment la vigilance en termes de santé et nutrition mais aussi en matière de bien-être animal. Enfin des facteurs démographiques comme la croissance de la population, son âge et la taille des ménages sont également à prendre en compte dans l’évolution de la consommation des viandes en France.

(1) en kg/hab/an
(2) selon l’étude Combris (1990)

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