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L’A62 de nouveau bloquée par des agriculteurs en Occitanie : « On n’a pas été entendus »

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Sur la chaussée de l’autoroute A62, près de Montauban, deux chaises de bureau à l’assise défoncée. Personne ne s’assoit. Les agriculteurs préfèrent rester debout, au propre comme au figuré : les annonces de Gabriel Attal le 21 février ne les ont pas convaincus de lever leur barrage. Installés sur l’A62 à hauteur de Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne), juste avant Montauban en direction de Toulouse, ils sont là depuis mardi après-midi et bien malin qui pourra deviner combien de temps ils resteront. « Tant que c’est pas signé, on reste là », lâche Vincent, la quarantaine. Signer quoi ? Les promesses, les ristournes, les projets de lois, tout doit être paraphé, écrit noir sur blanc. Le Premier ministre, Gabriel Attal, a pris la parole mercredi matin pour s’adresser une nouvelle fois aux agriculteurs, mais leur colère ne faiblit pas. « Si on est là, c’est qu’on n’a pas été entendus », pose Vincent. « Ce qu’il dit, ça change rien sur notre revenu », réagit Kevin, trentenaire céréalier qui cultive aussi un peu de noisette. Sous le pont de l’échangeur qui surplombe la deux fois deux voies, une dizaine d’agriculteurs taillent le bout de gras. L’autoroute est bloquée dans les deux sens, par quelques pneus et de gros tas de fumier. Un tracteur arrive et se gare, ça en fait cinq. C’est moins qu’en janvier, mais ça suffit à bloquer cet axe routier sur 70 km entre Montauban et Agen. De l’autre côté de la rambarde, deux gendarmes veillent. Les manifestants resteront-ils jusqu’au Salon de l’agriculture, qui ouvre samedi à Paris ? « Ça dépend », répond Vincent, méfiant.

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