A l’instar des Nestlé, LU ou Danone qui, curieusement, s’affichaient chaque année Porte de Versailles, le mouvement coopératif va faire acte de présence au Salon de l’agriculture. En vue de toucher le grand public et de lui « parler consommation », c’est-à-dire d’une « alimentation durable » mais aussi des énergies vertes et des autres potentialités de la biomasse. C’est là un discours que le président de Coop de France croit beaucoup plus audible aujourd’hui, après les méfaits avérés de la crise financière ; le consommateur est soucieux de « donner du sens à son acte d’achat », selon Philippe Mangin, et l’offre distinctive des entreprises coopératives est la réponse adéquate car elle peut être infiniment plus large qu’avec seulement des produits de niche et « l’imagerie du bio ». Le citoyen pourrait également être sensible au modèle d’entreprise que représente la Coopération agricole : si des ministres (Catherine Lagarde et Laurent Wauquiez) veulent créer le label « entreprise sociale », ils devraient bien le leur décerner, avance le président Mangin. En tout cas, l’expérience acquise par Coop de France avec la certification AgriConfiance depuis 10 ans sur la qualité des produits et depuis six ans sur le respect de l’environnement montre une voie à suivre. Elle distingue déjà 10 % des agriculteurs à travers 130 coopératives présentes dans 14 filières. Reste à transformer l’essai, notamment en le faisant savoir aussi sur les linéaires, d’où la volonté affirmée désormais par la Coopération de nouer des partenariats avec les enseignes de la grande distribution. C’est sa manière à elle de contribuer à la relance.

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