Les produits bio, AOP ou encore Label rouge doivent continuer de se démarquer face à la multiplication des cahiers des charges « privés » et des promesses sur les emballages alimentaires. D’après une note d’analyse du Centre d’études et de prospective (CEP, ministère de l’Agriculture) parue le 15 mars, le phénomène de segmentation du marché agroalimentaire, sous l’effet de l’apparition de plus en plus de labels et d’allégations, « devrait encore se renforcer, tout en se diversifiant pour répondre aux attentes variées des consommateurs ». D’abord par la multiplication des systèmes d’information du consommateur, à l’image du Nutri-score ou du futur Origin-info, lancé par le gouvernement. Ces éléments pourraient à l’avenir « jouer un rôle en réorganisant l’offre, notamment en contribuant à exclure les produits les moins bien notés » et à « imposer une montée en gamme aux industriels ». Mais surtout, les nouvelles attentes des consommateurs pourraient faire émerger d’autres facteurs de différenciation : émissions de GES, consommation en eau, déforestation…
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Ainsi, des labels « bas carbone », « neutre en carbone », « économe en eau », ou encore indiquant que les animaux sont nourris avec des protéines végétales françaises ou européennes pourraient voir le jour. Une poursuite de l’inflation limiterait néanmoins la tendance à la segmentation, les périodes de hausse des prix étant propices à une descente en gamme de la consommation.