Abonné

L’abolition des quotas en 2016 « sans fondement », selon les betteraviers européens

- - 2 min

Les betteraviers européens jugent « sans fondement » l’abolition des quotas de production de sucre en 2016 envisagée par les services de la Commission de Bruxelles dans les projets de réforme de la Pac pour l’après 2013. Ils réclament l’extension de ce régime jusqu’en 2020. (1)
Constatant que la Commission de Bruxelles « annonce via les média la fin de l’actuelle organisation commune du marché du sucre et de ses instruments de marché pour 2016 », la Confédération internationale de betteraviers européens (Cibe) « prend note de la proposition de prolonger cette OCM d’une année », mais « juge radicale une période de transition aussi courte, et sans fondement une telle proposition ». Ce projet, estime la Cibe, « n’est même pas conforté par l’étude d’impact récemment communiquée par les services de la Commission ». En effet, selon elle, « cette étude, outre le fait qu’elle est provocatrice et discutable sur certains points, ne conduit en aucun cas à la conclusion que l’abolition des quotas serait la meilleure solution ».
De plus, poursuit la Cibe, « les hypothèses retenues pour le scénario décrit dans l’étude d’impact sont totalement incohérentes. Par exemple, avec une baisse du prix de la betterave à sucre de 20 % d’ici 2020 par rapport à 2009/10 (et d’environ 50 % par rapport à 2006/07), l’abolition des quotas n’aboutirait certainement pas à une augmentation de la production de betterave, du fait de la perte relative de rentabilité de cette production par rapport à des cultures alternatives.
Les betteraviers européens réitèrent donc leurs revendications, à savoir « la prorogation de l’OCM sucre, avec les quotas et le prix minimum de la betterave, jusqu’en 2020 ».

(1) Lire p. 31 la réaction des betteraviers français

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.