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Inauguration du SIA 2010 L’absence de Nicolas Sarkozy, le salut de Dacian Ciolos

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Si bon nombre d’agriculteurs ont regretté l’absence du président de la République Nicolas Sarkozy à l’inauguration du Salon de l’agriculture, ils ont aussi remarqué le salut appuyé du nouveau commissaire européen à l’agriculture. Venu tout exprès pour inaugurer le salon avec le ministre Bruno Le Maire le 27 février, Dacian Ciolos a voulu donner un signe de sympathie pour le modèle agricole français. Mais il ne s’est engagé sur rien à propos de la prochaine réforme de la Pac.

C’est en prenant leur temps et en écoutant longuement les agriculteurs présents que le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire et le commissaire européen Dacian Ciolos ont inauguré la 47e édition du Salon de l’agriculture le 27 février. La présence du commissaire européen à l’agriculture avait été considérée comme un message fort par le ministre français à l’heure où se profile une réforme très importante de la politique agricole commune.
Tout en restant d’une grande prudence, Dacian Ciolos a estimé que « l’Europe devait continuer à s’adapter pour que le marché puisse continuer à jouer son rôle, tout en permettant aux agriculteurs de vivre de leur activité ». « Il y a des spécificités de l’agriculture que le marché ne peut pas régler », poursuivait-il. En outre, selon le commissaire, « l’Europe doit avoir une attitude plus offensive dans les négociations internationales et ne pas être seulement en position défensive ».

Une rallonge pour le plan Sarkozy
Cette inauguration a atténué l’effet négatif de l’absence de Nicolas Sarkozy, bon nombre de professionnels estimant qu’il s’agissait d’un signe de manque d’intérêt pour une profession en difficulté. Nicolas Sarkozy « a beaucoup de difficultés avec la campagne, le monde paysan », avait estimé Jean-Michel Lemétayer. Un sondage Ifop, publié dans le Figaro, fait état d’une baisse de la popularité de Nicolas Sarkozy auprès du monde paysan : 47 % d’opinions favorables contre 56 % l’an dernier. Bruno Le Maire a évidemment plaidé la cause du président, rappelant que d’autres présidents soit n’étaient pas venus (François Mitterand), soit, une année, n’étaient venus que le dernier jour (Jacques Chirac).
Le ministre a promis que le président allait donner des « signes forts » à l’égard du monde agricole lors de sa venue prévue pour le 6 mars. Au 2 mars, plusieurs informations concordantes laissaient prévoir une annonce concernant une rallonge pour le plan Sarkozy annoncé fin 2009 et fondé sur l’octroi de prêts de trésorerie et de consolidation pour un milliard d’euros. Les montants consommés, début mars, étaient évalués à 1,5 milliard d’euros soit 50% de plus que prévu. Nicolas Sarkozy devait en annoncer la bonification par l’État, éventuellement pour un montant supérieur à ces 500 millions supplémentaires de crédit.

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