Abonné

L'accès à une alimentation saine est une question de justice sociale, selon G. Garot

- - 2 min

« Les plus pauvres ont recours aux banques alimentaires. Mais ils ont honte. C’est vécu comme une discrimination », raconte Claire Hédon, présidente de l’association ATD Quart-Monde. Présente au colloque Nourrir toute la terre organisé par la Fondation Jean Jaurès à Paris, le 14 décembre, elle a rappelé que les problèmes d’alimentation « ce n’est pas que les pays du Sud ». En France, l’insécurité alimentaire, comme ailleurs, touche les populations les plus pauvres. Selon les données du mois de septembre de l’Observatoire des inégalités, « la France compte entre 5 et 8,8 millions de pauvres (1). » L’inégalité entre les citoyens pour avoir accès à une alimentation saine est un combat que mène aussi Guillaume Garot, ancien ministre de l’Agroalimentaire. Pour lui, cette question relève de la justice sociale : « Quand vous êtes riches, vous avez accès à de la qualité. Quand vous êtes pauvres, vous avez moins le choix ». S’agissant d’une optimisation du budget au sein des ménages, Claire Hédon rétorque : « Dans certaines banques alimentaires, l’accès est conditionné à une participation à des ateliers type cours sur la gestion du budget… Avec un RSA, vous avez beau optimiser la gestion de votre budget, ce n’est pas suffisant pour se nourrir correctement ». 

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

(1) Selon l’observatoire des inégalités, un individu est considéré comme pauvre quand ses revenus mensuels sont inférieurs à 840 ou 1 008 euros selon le seuil de pauvreté (50 % ou 60 % du niveau de vie médian).