L’accord de libre-échange entre l’UE et le Vietnam a été officiellement conclu le 2 décembre à Bruxelles. Les négociateurs des deux parties étaient parvenus début août 2015 à un compromis (1). Comme pour d’autres produits agricoles (maïs doux, ail…), il prévoit l’accès libre au marché européen pour le riz vietnamien dans la limite de quotas d’importation (20 000 tonnes de riz décortiqué, 30 000 t de blanchi/semi-blanchi, équivalent 30 000 t de riz blanchi aromatique). Une concession qui « dépasse le volume actuel des exportations de l’UE », s’inquiètent les organisations et coopératives agricoles de l’Union (Copa-Cogeca), dans une lettre adressée le 30 novembre au commissaire européen Phil Hogan. L’approche « premier venu, premier servi » retenue pour les importations dans le cadre de ce quota créera des « conditions de concurrence inéquitables entre les opérateurs économiques », estiment-elles, plaidant pour un régime de certificats d’importation.
Recourir à cette approche pour le Vietnam risque de servir de précédent pour « les négociations techniques à venir avec les États-Unis, la Thaïlande et d’autres exportateurs de riz vers l’UE », ajoute le Copa-Cogeca.
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« Il est également essentiel d’inclure un mécanisme strict de clause de sauvegarde dans l’accord de libre-échange avec le Vietnam », demandent enfin les organisations agricoles de l’UE, soulignant le risque qui pèse sur la riziculture européenne.
(1) Voir n° 3509 du 31/08/15