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Lait L’accord interprofessionnel sur les germes et les cellules dénoncé par l’OPL

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L’OPL a dénoncé dans un communiqué du 23 janvier un accord interprofessionnel sur les normes et la qualité du lait. Un accord non définitif selon le Cniel, mais dont les durcissements sont le fait d’une décision du Conseil d’Etat, et non de l’interprofession.

Lundi 23 janvier, l’Organisation des producteurs de lait de la Coordination rurale accusait un accord de l’interprofession laitière de durcir les exigences sur la qualité. Le document aurait été présenté à une Commission départementale d’orientation agricole par la FDSEA. Problème, le Cniel affirme de son côté que l’accord interprofessionnel national portant sur la réglementation germes et cellules somatiques n’a pas encore été validé et reste en travaux. Mais le document existe bel et bien et c’est au travers de celui-ci que l’OPL a réagi. Si le syndicat ne trouve rien à redire au taux de germes ou de cellules somatiques prévu, qui reste conforme à la législation européenne, c’est la méthode des contrôles et des sanctions qui est ici dénoncée.

Délais trop courts pour revenir dans les normes
Cet accord prévoit de déterminer une moyenne géométrique trimestrielle pour les cellules somatiques, et une moyenne géométrique bimestrielle pour les germes. En ce qui concerne les germes, si cette moyenne dépasse les 100 000 par ml, le producteur doit mettre en œuvre des actions correctives dans un délai d’un mois. Si au bout d’un mois, la moyenne bimestrielle dépasse de nouveau les 100 000 par ml, l’éleveur est déclaré hors-norme et la collecte est suspendue. En ce qui concerne les cellules somatiques, l’éleveur a 3 mois pour faire redescendre le taux en dessous de 400 000 par ml. Ces délais, et les méthodes de calcul, empêchent l’éleveur de pouvoir réagir à temps, estime l’OPL, ce qui risque d’amener beaucoup d’éleveur à être déclaré hors-norme.

L’interprofession ne serait pas responsable du durcissement
Mais pour l’interprofession, ces attaques ne tiennent pas la route. Tout d’abord, car l’accord n’est pas définitif, mais surtout parce que les mesures et les contrôles qu’il implique ne sont là que pour amortir la législation européenne, estime la FNPL. Les responsables des différents organismes de l’interprofession tiennent d’ailleurs à rappeler qu’un premier accord avait été cassé par un recours de la Confédération paysanne, sous la requête de la non-représentativité des syndicats minoritaires dans l’interprofession. Le Conseil d’Etat a alors mis fin à cet accord en 2010, mais sans pour autant donner raison à la Confédération paysanne. La représentativité n’a pas été remise en cause, mais les termes de l’accord ont dû être durcis, explique l’interprofession.

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