Le gouvernement a annoncé le 20 janvier que tribunal de commerce de Paris avait validé l’accord de financement entre le groupe Financière Turenne Lafayette (FTL), ses banques et l’État, en vue de le sauver. Le plan de financement, annoncé le 21 décembre (Agra alimentation du 4 janvier 2017), "redonne des perspectives au groupe, permet de préserver ses activités et ses emplois, et lui donne le temps nécessaire à la recherche de solutions d’adossement en 2017", a estimé le secrétaire d’État à l’industrie Christophe Sirugue dans le communiqué. Ce plan repose sur le prêt de 66 millions d’euros et le "gel de l’ensemble des échéances des dettes financières du groupe sur un an" par les banques. L’État contribue pour sa part à hauteur d’environ 13 millions d’euros dans le cadre du fonds de développement économique et social (FDES).
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Le trucage des comptes de la FTL (William Saurin, Madrange) a été révélé par un audit mis en œuvre peu après le décès de la dirigeante du groupe, Monique Piffaut, fin novembre. Ce maquillage des comptes élaboré par sa patronne a duré au moins 10 ans et a porté sur 250 à 300 millions de fausses factures, assurait le Figaro début janvier. La défunte propriétaire du groupe a fini sa vie ruinée, avec un endettement personnel de 60 millions d’euros, loin des 400 millions de fortune personnelle dont l’avait créditée la presse à son décès, a rappelé le quotidien. Le groupe comptait réaliser 900 millions d’euros de chiffre d’affaires pour l’année 2016.