Abonné

Interprofession/Lait L’accord sur le prix du lait en renégociation

- - 3 min

Le dialogue reprend entre la FNPL, la FNCL et la FNIL. L’interprofession devra trouver un compromis entre prix unique et prise en compte des spécificités de chaque produit.

Des discussions informelles ont repris cette semaine entre les représentants de l’interprofession laitière en désaccord sur le prix payé aux producteurs voir Agra Alimentation n°1880 du 14 avril 2005, p.8 . De l’avis général, l’ensemble des protagonistes souhaitent aboutir rapidement à un accord pour éviter le retour à des accords d’entreprises qui conduirait probablement à une baisse généralisée des prix et à une dévalorisation de la filière. Le ministère de l’Agriculture suit la situation de près et Dominique Bussereau a encouragé les producteurs et les transformateurs à reprendre les négociations.

L’abcès ayant été crevé lors de la paie de lait du mois d’avril, les opérateurs ont quelques jours devant eux pour trouver une solution. Cependant, deux conceptions opposées du marché s’affrontent. Celle d’un accord national est notamment défendue par la Fédération nationale des producteurs laitiers (FNPL). « Nous recherchons une forme d’ajustement conjoncturel pour trois mois sur le lait de consommation pour les entreprises les plus exposées », explique-t-on chez les producteurs. A long terme, la Fédération estime que les perspectives pour le lait de consommation sont meilleures et ne justifient plus de régime particulier. Elle insiste pour que la solution trouvée respecte l’accord de septembre 2004 et son principe de calcul des prix « moyennisant ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

interprofession
Suivi
Suivre
entreprises
Suivi
Suivre

Quel encadrement pour les dérogations par produit ?

Autre point de vue : celui de Sodiaal, qui a publié le 19 mai un communiqué demandant « que les discussions reprennent » tout en prenant en compte « la crise du lait de consommation ». Pour faire accepter le principe de dérogations par produits, la coopérative devra accepter de les voir strictement encadrées. Elle s’est engagée à capitaliser les sommes correspondant à la baisse de 3 euros par 1 000 l appliquée en avril dans la perspective d’un accord.

Chez Lactalis, qui avait mis les pieds dans le plat en s’alignant sur les prix de Sodiaal, on se dit « prêt à suivre un accord national à condition qu’il soit appliqué par tous ». Bien que Lactalis ne soit pas membre de la Fédération nationale de l’industrie laitière (FNIL), qui négocie les accords, l’industriel affirme qu’il acceptera les conditions convenues au sein de l’interprofession. Ce qui ne l’empêche pas de donner son avis : « Nous avions un accord imparfait mais qui fonctionnait car tous les opérateurs payaient le même prix », souligne-t-on chez Lactalis, en demandant à conserver cette égalité de traitement.