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« L’accord UE-Mercosur est une priorité pour l’UE », selon la commissaire européenne au commerce

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« L’accord UE-Mercosur est une priorité pour l’UE », le bloc sud-américain (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) étant pour elle, un « partenaire stratégique », affirme la commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström, dans sa réponse datée du 15 mai à une question parlementaire, alors que, le même jour, se poursuivait à Buenos Aires la 39e session de négociations de libre-échange entre les deux parties. Des négociations qui, selon elles, « ont maintenant atteint un stade très avancé », le nombre de questions qui doivent encore être résolues ayant déjà été « sensiblement réduit ».

Les directives arrêtées par le Conseil de l’UE en 1999 pour ces pourparlers « restent pertinentes en termes de portée et de contenu », affirme également la commissaire européenne. Elles ont « permis à l’UE de traiter efficacement de toutes les questions d’importance qui font partie des négociations les plus récentes, par exemple le commerce et développement durable ou encore les petites et moyennes entreprises ».

Des directives de négociation encore « pertinentes »

La Commission considère donc que les directives de négociation actuelles avec le Mercosur sont « une base satisfaisante pour parvenir à un accord moderne qui soit en même temps complet, équilibré et ambitieux », ajoute Cecilia Malmström. Accord dont se « rapprochent » les deux parties, a-t-elle encore déclaré le 22 mai. « Nous n’y sommes pas encore car une série de questions restent à régler », avait toutefois relativisé le 14 mai son collègue chargé de l’agriculture, Phil Hogan, à l’issue d’une réunion du Conseil agricole de l’UE (1).

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Pour sa part, le ministre français de l’agriculture, Didier Guillaume, a de nouveau déclaré le 21 mai que « les accords de libre-échange ne peuvent pas se faire au détriment des standards européens » et que « c’est pour ça que nous disons non aux accords avec le Mercosur, avec l’Amérique latine, parce que nous ne voulons pas en France du bœuf aux hormones ou du poulet chloré ».

(1) Voir n° 3693 du 20/05/19

Laisser passer les élections européennes

La Fédération nationale bovine française (FNB) s’est inquiétée le 22 mai d’une signature « imminente » de l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur. « D’après la représentation française à Bruxelles, rien ne sera signé avant les élections européennes », a estimé son président, Bruno Dufayet, évoquant une possible signature « entre juin et novembre ». La viande produite dans le Mercosur « ne respecte pas les standards européens », a dénoncé la FNB, qui demande donc que la France « pèse de tout son poids » et convainque une majorité d’États membres de rejeter l’accord.