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Le groupe mayennais Lactalis a annoncé avoir déposé une offre de reprise sur la totalité du capital de Yoplait. PAI Partners organise actuellement la mise en vente de sa participation, mais côté Sodiaal, bien que la coopérative soit mobilisée par la reprise d’Entremont, un porte-parole a réaffirmé à l’AFP que le groupe n’était « pas vendeur de ses 50% ». « L’offre de Lactalis sur Yoplait donnerait naissance à un grand champion français du secteur de l’industrie laitière au niveau mondial. Ce projet ne peut se mener que par un contrôle majoritaire du capital de Yoplait permettant de mener une stratégie durable, argumente Lactalis dans un communiqué. Le groupe Lactalis est prêt à associer Sodiaal au développement de Yoplait, notamment dans la gestion de la marque. Les contrats d’approvisionnement laitier avec Sodiaal seront maintenus aux mêmes conditions. »
Lactalis, qui gère déjà deux marques milliardaires (Président et Galbani), a récemment relancé les produits laitiers frais de Nestlé via la filiale Lactalis Nestlé Produits Frais créée en 2006 et détenue à 60 % par Lactalis, qui gère notamment la marque La Laitière.
L’acquisition de Yoplait lui permettrait de compléter son portefeuille avec les yaourts aux fruits, les yaourts à boire Yop ou encore Perle de Lait.
Le groupe offrirait 1,3 milliard d’euros pour acquérir la totalité de Yoplait, soit un peu plus de 10 fois le résultat d’exploitation annuel, selon les Echos du 17 novembre. Le chiffre d’affaires 2010 de la marque serait de 4 Mds EUR, selon le quotidien, dont les trois quarts via les contrats de licence.
Yoplait aiguise de nombreuses convoitises. General Mills et Nestlé seraient notamment intéressés. Lactalis ne manque pas d’atouts avec une solution française, et la volonté d’associer Sodiaal au projet. Reste à savoir si les deux groupes pourraient trouver un terrain d’entente.
Lactalis, qui compte 38 700 salariés, a réalisé un chiffre d’affaires de 8,5 Mds EUR en 2009, dont 56 % à l’international. « En 10 ans, nous avons triplé notre chiffre d’affaires réalisé hors de France, il faut encore accélérer ce mouvement pour accroître la part de notre activité à l’international avec l’objectif d’y atteindre plus des deux tiers dans un futur proche », expliquait Emmanuel Besnier, patron du groupe, dans le rapport annuel 2009.
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