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Agroalimentaire Lactalis lance l’offensive finale sur Parmalat

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Lactalis, qui détient déjà 28,969% de Parmalat depuis le mois de mars, a annoncé le 27 avril le lancement d’une offre publique d’achat (OPA) sur la totalité du capital du groupe italien pour un montant total de 3,375 milliards d’euros. Le chef du gouvernement italien a indiqué qu’il ne considérait pas que l’offre de Lactalis soit « hostile » et qu’il espérait qu’un accord soit trouvé pour que les Italiens prennent une participation.

Le groupe laitier français Lactalis pourrait publier rapidement le prospectus de son offre publique d’achat (OPA) de 3,375 milliards d’euros sur le groupe italien Parmalat, d’après le journal Il Sole. « Selon la législation italienne, Lactalis dispose de vingt jours après l’annonce de son OPA, qui a eu lieu le 26 avril et a pris tout le monde de court, pour publier rapidement son prospectus à l’autorité boursière Consob », assure Il Sole.
« L’autorité boursière a exigé de Lactalis de communiquer des détails sur ses comptes dans ce prospectus, ce que le groupe familial, très secret, n’a jamais fait », précise le quotidien italien. La Consob disposera ensuite de 15 jours pour donner son feu vert à l’opération, dont la réussite a notamment été conditionnée par Lactalis à la détention d’au moins 55% du capital.
Selon le quotidien italien, le calendrier sera toutefois trop serré pour que Lactalis dispose des titres acquis durant l’OPA lors de l’assemblée générale de Parmalat prévue les 25, 27 ou 28 juin.

Prise de contrôle du conseil d’administration

Sa part actuelle de près de 29% lui permettra de prendre le contrôle du conseil d’administration, mais il devra toutefois laisser de la place à des candidats présentés par les actionnaires minoritaires, selon Il Sole. A l’issue de l’offre de Lactalis, la Caisse des dépôts italienne, contrôlée par l’Etat, pourrait prendre une part de 10% de Parmalat et disposer de deux administrateurs ou d’un avec un droit de veto sur les décisions stratégiques afin de garantir les intérêts économiques italiens, poursuit Il Sole. Selon une source proche du dossier, il serait envisageable que Lactalis revende une part à la Caisse des dépôts à l’issue de son OPA sur Parmalat, qu’il veut maintenir coté à la Bourse de Milan. Outre la vente d’une part à la Caisse des dépôts, Lactalis pourrait décider de céder certaines activités de Parmalat considérées comme non stratégiques, comme celles hors d’Europe, afin d’alléger la facture de son OPA, affirme encore Il Sole.

Souhait commun

Silvio Berlusconi, au cours d’une conférence de presse à l’issue du sommet avec le président français Nicolas Sarkozy, a évoqué, le 26 avril, le « souhait commun » des deux pays « d’arriver à créer de grands groupes internationaux franco-italiens, italo-français, qui puissent bien se porter face à la concurrence globale ». Le chef du gouvernement italien a par ailleurs indiqué qu’il ne considérait pas que l’offre de Lactalis soit « hostile » et qu’il espérait que les « entreprises italiennes » puissent faire des « propositions » afin que l’offre « n’arrive pas à son terme » et qu’un accord soit trouvé pour que les Italiens prennent une participation. Il s’est dit « convaincu » que l’économie doit être « libre » et que l’Etat ne pouvait intervenir que « quand il s’agissait de secteurs mettant en danger la sécurité » du pays.

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