Tandis que Danone, Senoble et d’autres signaient des contrats avec des groupements de producteurs, Lactalis obtenait le rôle de vilain petit canard du paquet lait. « Il faut que les industrielles acceptent de jouer le jeu. Or je constate que certains industriels jouent le jeu, comme Senoble ou Danone, et d’autres ne le jouent pas. Ils pensent qu’on peut bloquer les négociations ou mettre des clauses léonines dans les contrats. Ca ne marchera pas », assénait Bruno Le Maire lors de la signature du contrat symbolique de Senoble. Et les syndicats ne se sont pas privés d’enfoncer le clou toute la semaine. Dans un communiqué de presse, les Jeunes Agriculteurs lançaient un message directement « adressé au leader Lactalis et à son Seigneur p.-d.g. Emmanuel Besnier » lui rappelant qu’en 2012 le leader mondial des produits laitiers devrait se mettre en conformité avec la loi. Mais Lactalis, juge ces accusations infondées. Michel Nalet, directeur de la communication affirme que « Lactalis travaille avec les producteurs depuis le début. Des contrats ont été envoyés, certains sont même déjà signés », assure-t-il, ajoutant même que le groupe laitier « respecte le calendrier qu’il s’est fixé, respecte les lois et favorise les groupements interprofessionnels ». L’entreprise a d’ailleurs repris les négociations le 19 décembre dernier avec le groupement d’éleveurs qui l’approvisionnent.
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