Le groupe familial Lactalis a communiqué le 18 mai ses résultats pour l’année 2020 : le chiffre d’affaires s’élève à 21,1 milliards d’euros, en croissance de 5,9 % par rapport à 2019. « Le résultat courant, à 1,2 milliard d’euros, est stable et le résultat net consolidé qui atteint 427 millions d'euros, soit 2 % du chiffre d'affaires, se situe dans la moyenne des cinq dernières années », indique Lactalis dans un communiqué. Au bilan, la dette nette du groupe en diminution par rapport à 2019, s’élève à 5,2 milliards d’euros. Près de 600 millions d’euros ont été investis dans les laiteries du groupe, dont le tiers pour les équipements industriels en France.
« En 2020, le groupe consolide sa place de leader mondial des produits laitiers. Les résultats satisfaisants de 2020 et notre désendettement renforcent nos capacités de développement interne et externe », indique Emmanuel Besnier, président du Groupe Lactalis, cité dans le communiqué.
L’année 2020, marquée par crise du Covid-19, la forte volatilité des prix mondiaux du lait et la fermeture partielle de la restauration, a été agitée pour Lactalis, qui prévoyait mi-2020 une baisse du prix du lait payé aux éleveurs. « J’avais été assez pessimiste » l’an dernier au vu de la plongée de ces cours au début de la crise sanitaire, a déclaré Emmanuel Besnier. Finalement, les cours sont remontés, la consommation de lait s’est maintenue et Lactalis a payé le lait de vache 369 euros les mille litres en moyenne en 2020 (toutes qualités confondues, lait biologique compris), contre 370 euros en 2019. Par rapport aux autres grands industriels du lait français – Sodiaal, Agrial et Savencia – « on est l’entreprise qui valorise le mieux le lait en France », a-t-il affirmé. « On est les mieux-disants et on a réussi cette année à stabiliser nos prix", a-t-il souligné.
« Pour 2021, normalement, le prix du lait en France devrait être en hausse significative, il sera tiré par les marchés internationaux » des matières premières que sont le beurre et la poudre de lait, revenus à des « niveaux d’avant Covid », a encore ajouté le patron de Lactalis. En 2021, le groupe prévoit de boucler l’absorption de la division fromages du géant américain Kraft Heinz (1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires) et de la marque Leerdammer, actuellement détenue par Bel, une fois obtenu l’aval des autorités de la concurrence.