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Coopérative L’activité de Maïsadour dopée par ses filiales d’aval

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Forte hausse de l’activité du groupe coopératif Maïsadour en 2006/2007, à 709 millions d’euros. Les filiales d’aval sont largement responsables de la progression du chiffre d’affaires et du résultat net. En revanche, l’activité semences a connu un exercice en demi-teinte. Le groupe landais, qui changera de directeur au 1 janvier, entend poursuivre sa stratégie d’alliances sur ses différents métiers.

Après un exercice 2005/2006 marqué par la crise de l’influenza aviaire, le groupe coopératif landais Maïsadour a connu une activité 2006/2007 en forte hausse, à 709 millions d’euros contre 617 un an plus tôt. Le résultat net a suivi la même tendance avec 10,7 millions d’euros, contre 6,3 millions en 2005/2006.

Développement de l’aval

Les activités de transformation et de distribution prennent une place plus importante chaque année dans le chiffre d’affaires du groupe. L’aval de la filière représente aujourd’hui 43 % de l’activité de la firme (46 % en comptant l’activité charcuterie sur 12 mois). Et Maïsadour espère bien atteindre le 50/50 dans un an. Le pôle « transformation et distribution des produits du terroir » totalise déjà 37 % de l’activité de Maïsadour contre 31 % un an plus tôt. Une évolution due en grande partie à la progression du chiffre d’affaires de la filiale Gastronomie du Sud-ouest, à 255 millions d’euros HT (+ 45 millions sur un an), qui bénéficie du développement de la marque Delpeyrat et du rachat au printemps de Campofio Montagne noire en charcuterie. « Nous souhaitons construire une marque forte, Delpeyrat, pour qu’elle devienne la référence de la gastronomie dans le Sud-Ouest », a déclaré le 4 décembre, André Lahitte, directeur de Maïsadour, lors de l’assemblée générale du groupe à Hagetmau (Landes). Le pôle distribution a lui aussi vu son chiffre d’affaires augmenter, à 43 millions d’euros, contre 38 millions d’euros, grâce à l’ouverture de nouveaux magasins, notamment à Auch (Gers).

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Nouvelles alliances

En revanche, l’activité semences a reculé à 65 millions d’euros en 2006/2007, contre 70 millions un an plus tôt. « Cette filière a beaucoup souffert », a reconnu Michel Prugue, président de Maïsadour. « Nous allons revaloriser l’activité en augmentant les prix et investir dans la recherche en nouant de nouvelles alliances pour mutualiser les moyens », a-t-il annoncé. Du côté des agrofournitures, Maïsadour vient de créer avec la coopérative gersoise Vivadour, une structure commune. Baptisée Ovalie Agrofourniture, elle entrera en fonction au 1 er janvier et aura pour mission de gérer l’approvisionnement des besoins en produits phytosanitaires des deux coopératives. Son siège sera basé à Auch. La nouvelle structure « représentera un potentiel de marché de 200 000 hectares dans les grandes cultures, 40 000 hectares en viticulture et 15 000 hectares dans les cultures industrielles et les légumes, qui la place parmi les leaders en Aquitaine et Midi-Pyrénées », selon le groupe. Ce partenariat renforce des liens déjà étroits avec Vivadour puisqu’il fait suite à ceux réalisés sur Delpeyrat (foie gras et jambon de Bayonne), Soléal (légumes transformés) et Océol (bioéthanol).