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L’Adepale, la FEB et le Cifog s’alarment de la hausse des coûts de production

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Après une année 2020 difficile pour l’industrie agroalimentaire, celle-ci est désormais confrontée à la hausse de ses matières premières. L’Adepale, qui représente un chiffre d’affaires de 15 milliards d’euros dans les conserves, le traiteur frais, les surgelés et les légumes secs, ainsi que la FEB (8,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires dans la boulangerie, viennoiserie et pâtisserie) déplorent le fait que les matières premières agricoles transformées sont « très fortement sous tension au niveau international », citant la farine, les produits laitiers (beurre, poudre de lait) ou les garnitures. Les entreprises affrontent aussi « une augmentation généralisée de 10 à 20 % de tous les emballages, tous matériaux confondus : plastiques, métaux, carton, bois… avec un risque accru de pénurie sur certaines matières premières et des délais de livraison fortement rallongés », expliquent-elles dans un communiqué diffusé le 21 avril.

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Les professionnels du foie gras, rassemblés au sein du Cifog, déplorent quant à eux une « explosion généralisée » des coûts de production. Pour ce qui est de l’alimentation des canards et des oies, « l’indice Itavi qui fait référence en ce domaine affiche une hausse moyenne spectaculaire de 22,3 % sur les trois premiers mois 2021 par rapport à l’année 2020 », souligne le Cifog. Or, l’alimentation en maïs, blé et protéagineux représente 50 % du prix de vente d’un animal. Le prix des emballages est aussi un problème pour la filière, fragilisée par plusieurs vagues d’épizootie aviaire et la fermeture de la restauration depuis plus d’une année. Face à cette situation, le Cifog demande à ses clients « de faire preuve de responsabilité et de solidarité en prenant en compte leur demande de revalorisation des prix ». L’Adepale et la FEB réclament solidarité et compréhension « tant sur la disponibilité et les délais que sur la répercussion inévitable et vitale de ces surcoûts sur les prix. »