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Export L'Adepta met en avant ses spécificités

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À l'occasion de son assemblée générale le 2 juillet, l'Adepta a mis en avant ses spécificités à l'heure où l'Etat révise son dispositif de soutien à l'export : une forte présence en Afrique subsaharienne et un fonctionnement par filières.

L'ADEPTA qui soutient depuis 1977 les entreprises d'équipement agricole et agroalimentaire dans leurs démarches à l'export, a ouvert les portes de son assemblée générale le 2 juillet, afin de se faire mieux connaître. A l'heure où l'Etat révise son dispositif de soutien à l'export, l'association craint de souffrir d'un déficit de notoriété, à l'ombre d'autres organismes de soutien à l'exportation comme Ubi France ou Sopexa, et ce malgré les 21 milliards d'euros de chiffre d'affaires que représentent ses 230 adhérents industriels. Durant cette journée, Jean-Christophe Roubin, conseiller diplomatique du ministre de l'Agriculture, s'est engagé à défendre personnellement la relation entre l'Etat et l'Adepta, dont le financement public s'élève à 900 000 euros par an. L'association a mis en avant ses spécificités. L'une d'entre elles est d'être restée durant ce dix dernières années très présente en Afrique subsaharienne, où elle dispose d'un bureau, à Dakar depuis 2011. « Cela nous a permis d'accumuler un certain nombre de compétences », s'est félicité le président François Burgaud. « Vous avez su garder une relation forte en Afrique alors que d'autres organismes se tournaient vers d'autres parties du monde, comme l'Asie », a abondé Jean-Christophe Roubin. L'Adepta a annoncé qu'elle prospectera en 2014 dans des pays sensibles, au Myanmar, en Iran, en Inde, en Biélorussie, en Colombie et au Nigéria.

A l'origine de projets porcins en Chine

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Les membres de l'Adepta travaillent par filières de production : les volailles, les grands ruminants ou les porcs, en élevage. « Cela permet de structurer l'offre, les discussions, les réceptions, les visites, et de réduire le nombre d'interlocuteurs », explique le président de la filière élevage, Alain Réocreux. L'association cherche à offrir aux grandes compagnies ou gouvernements étrangers des projets clés en main, de la génétique animale à la transformation. C'est l'Adepta qui a par exemple fourni en 2009 les contacts à la filière porcine française d'une municipalité chinoise, Handan, qui souhaitait investir localement dans la production de porcs, rappelle le bilan d'activité de l'association. Ce partenariat a abouti à la construction d'un important complexe porcin de cette localité de Chine de l'Ouest. « L'investisseur veut aujourd'hui construire son propre abattoir et atteindre d'ici trois ans un million de porcs », explique le président de l'Institut du porc (Ifip), Jacques Lemaitre, qui suit aujourd'hui le projet.