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UE/Allégations L’AESA informe les parties intéressées sur ses procédures d’évaluation

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Les résultats des premières évaluations des allégations nutritionnelles et de santé de l’AESA ont constitué le plat de résistance de la réunion de début décembre à Parme des membres de la Plate-forme consultative des parties intéressées de l’AESA qui interviennent dans les différentes étapes de la chaîne alimentaire. Catherine Geslain-Lanéelle, directrice exécutive de l’AESA, a souligné l’importance du soutien et des conseils que la plate-forme peut apporter aux travaux d’évaluation de l’AESA notamment en ce qui concerne la santé, les OGM, les nanomatériaux ou encore les pesticides.

Le point le plus discuté lors de la réunion des 1er et 2 décembre à Parme des membres de la Plate-forme des parties intéressées dans les travaux de l’AESA a été l’évaluation de la première série d’allégations nutritionnelles et de santé des denrées alimentaires ainsi que les prochaines étapes de cette évaluation. S’adressant aux représentants des 24 parties intéressées, Catherine Geslain-Lanéelle, directrice exécutive de l’AESA, s’est tout d’abord félicitée du fait que la Plate-forme était « équilibrée et dans sa représentation et dans les intérêts représentés » (industrie, consommateurs, ONG). Elle leur a ensuite expliqué en détail la philosophie de tout le processus d’évaluation de l’AESA. Ainsi, selon elle, « la justification scientifique » constitue le principal aspect qui est pris en compte pour pouvoir utiliser des allégations nutritionnelles et de santé et l’exploitant du secteur alimentaire utilisant de telles allégations « doit être en mesure de les justifier ». Elle a aussi précisé qu’une allégation « doit être scientifiquement justifiée en prenant en compte la totalité des données scientifiques disponibles et en mettant en balance les éléments de preuve ».

Wikipédia et la Bible appelés à la rescousse !
pExpliquant la hiérarchie des preuves qui dictent les travaux de l’AESA, une scientifique de l’AESA a indiqué aux membres de la plate-forme que, parmi toutes les données scientifiques, les études d’intervention de l’homme sont au cœur des préoccupations de l’AESA pour évaluer le fondement d’une allégation, suivies par les études d’observation et enfin par les études sur les animaux ou les études in vitro. Selon un participant, le Groupe scientifique des produits diététiques, nutrition et allergies de l’AESA (NDA en anglais) n’aurait pas une opinion flatteuse sur la plupart des 4 400 dossiers introduits (1) ; en effet, une bonne partie des allégations revendiquées seraient mal étayées par des preuves scientifiques voire par aucune preuve du tout. Toujours selon ce participant, les justifications scientifiques de nombreuses allégations ne sont pas du tout satisfaisantes pour les experts de l’AESA et certaines frisent même la caricature : plusieurs soumissionnaires auraient tout simplement utilisé comme justifications scientifiques des données reprises sur le site « wikipedia», d’autres auraient même fait appel à ce passage de la Bible « Juda et Israël vous ont donné leurs plus beaux blés, leur miel, huile d’olive et autres épices en échange de votre marchandise » (Ezéchiel 27.17) pour appuyer leurs allégations...
La réunion de la plate-forme a également permis à ses membres de s’informer sur le dossier des évaluations des risques des OGM. Un scientifique de l’AESA leur a expliqué les mises à jour en cours des évaluations sur les risques des OGM, l’évaluation des risques environnementaux ainsi que l’évaluation de l’allergénicité des plantes génétiquement modifiées. Les membres ont également été briefés sur la stratégie de l’AESA en matière d’identification des risques émergents dans la chaîne alimentaire à moyen et à long terme ainsi que sur les préparatifs de l’AESA en ce qui concerne les applications futures possibles pour les matériaux nanométriques dans le domaine alimentaire et l’alimentation animale. Les membres de la plate-forme ont été informés enfin sur les travaux en cours sur un projet de révision de la stratégie de communication de l’AESA et ont été invités à fournir leurs commentaires.

(1) Jusqu’ici 523 évaluations d’allégations nutritionnelles et de santé ont été adoptées et l’AESA prévoit d’adopter quelque 500 allégations supplémentaires d’ici la fin de 2009.

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