Abonné

Substances aromatisantes L’AESA met la dernière main à une liste positive

- - 2 min

L’Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA) travaille d’arrache pied sur une évaluation systématique de la sécurité des substances aromatisantes actuellement en usage dans l’UE. Son programme d’évaluation devrait permettre à la Commission européenne d’établir, d’ici avril 2008, une liste positive de substances aromatisantes dont l’utilisation sera autorisée dans toute l’Union.

Le Groupe scientifique sur les additifs alimentaires, les arômes, les auxiliaires technologiques et les matériaux en contact avec les aliments de l’AESA a été chargé d’établir des évaluations des risques sur toute une gamme de substances et de produits, dont les substances aromatisantes qui sont utilisées pour donner du goût ou un arôme à une grande variété de denrées alimentaires (confiserie, boissons non alcoolisées, gâteaux, yaourts, etc…). Pour faciliter leurs travaux, les scientifiques ont divisé ces substances aromatisantes en 48 groupes. Les États membres ont notifié jusqu’ici environ 2800 substances aromatisantes qui peuvent, conformément à la législation générale sur les arômes (directive 88/388), être utilisées dans et sur les denrées alimentaires commercialisées sur leur territoire. Cette série de substances aromatisantes a été compilée dans un registre communautaire par la Commission. Parmi les arômes inscrits dans ce registre il y a beaucoup de substances qui sont naturellement présentes dans les produits animaux et végétaux ainsi que des substances aromatisantes artificielles.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Commission européenne
Suivi
Suivre
sécurité
Suivi
Suivre

Tout au long de ces évaluations, les experts de l’AESA affirment qu’ils ont, à plusieurs reprises, identifié des lacunes dans les données fournies par les soumissionnaires. Le cas échéant, l’AESA demande un complément d’information. Le type de données qui font défaut varie des volumes de production des substances aux informations sur la toxicité qui pourraient nécessiter de nouvelles recherches et des tests in vitro et in vivo. Récemment, l’isoprène, une substance utilisée pour la production de caoutchouc et de matières plastiques, a été identifiée comme potentiellement génotoxique par la Commission européenne et comme produit cancérigène par l’Agence internationale de recherche sur le cancer. Compte tenu des données disponibles sur les risques éventuels, l’AESA estime que l’isoprène ne devrait plus faire l’objet d’une autre évaluation.