Un seul profil nutritionnel pour tous les produits alimentaires, avec un nombre limité de dérogations ou d’exceptions pour certaines denrées alimentaires susceptibles de porter des allégations nutritionnelles ou de santé. C’est la tendance générale qui se dégage du compte-rendu que vient de publier l’Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA) après le colloque scientifique qu’elle avait organisé à Parme cet automne sur les profils nutritionnels . Un avis scientifique sur les profils nutritionnels doit être, on le sait , remis par l’AESA à la Commission européenne au plus tard en janvier 2008.
Les questions centrales qui ont dominé les discussions du récent colloque organisé à Parme par l’Autorité européenne de sécurité des aliments sur les profils nutritionnels ont été de savoir si l’AESA doit fixer un seul profil pour toutes les denrées alimentaires ou bien des profils différents pour les différentes catégories d’aliments, quel choix et quel équilibre des nutriments elle doit prendre en compte dans le système de profilage, comment en examiner la faisabilité et définir les tests à mener sur les différents modèles de profilage. Les débats des experts ont souligné la nécessité pour le système final d’être « simple, souple et capable d’encourager les fabricants de produits alimentaires afin d’améliorer la valeur nutritionnelle des aliments ». L’approche qui a été considérée comme la plus pertinente consiste à utiliser un seul profil nutritionnel pour tous les produits alimentaires, avec un nombre limité de dérogations ou d’exceptions pour certaines denrées alimentaires ou catégories d’aliments. À cette fin, l’AESA s’active à collecter toute une série de données de composition alimentaire aussi bien nationales que provenant de sources commerciales pour mettre sur pied une base de données communautaire sur les teneurs en nutriments des aliments. Une fois que les gestionnaires du risque se seront entendus sur un modèle de profil nutritionnel à privilégier, l’AESA procèdera au test des aliments qui lui permettra de classer comme éligibles ou non éligibles les nutriments pouvant porter des allégations nutritionnelles ou de santé.
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Répondre aux préoccupations en termes de santé
La notion de profilage des éléments nutritifs a été introduite dans le cadre du règlement 1924/2006 sur les allégations nutritionnelles et de santé (entré en vigueur en juillet 2007) pour répondre aux préoccupations relatives aux allégations de santé sur les aliments riches en substances telles que les graisses, le sucre ou le sel qui conduiraient à plus de consommation et qui contribuerait à la hausse des niveaux d’obésité au sein de la population. Ce règlement prévoit que seuls les aliments ayant des profils nutritionnels appropriés peuvent comporter des allégations nutritionnelles et de santé. Les profils nutritionnels devront être fondés sur des preuves scientifiques généralement admises portant sur la relation entre l’alimentation et la santé. Ils devraient toutefois permettre les innovations en matière de produits et prendre en compte les différences en ce qui concerne les habitudes et traditions alimentaires au sein de l’UE. Le système définitif devrait être en place d’ici le début de 2009.