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UE/Sécurité alimentaire L’AESA renforcera sa coopération avec les parties concernées par la chaîne alimentaire

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Deux nouveaux projets visant à stimuler la participation des parties intéressées aux activités de l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (AESA) viennent d’être proposés au secteur de l’industrie, aux associations de consommateurs et aux organisations environnementales représentées au sein de la Plateforme des parties intéressées aux activités de l’Autorité européenne. But affiché: renforcer l’implication de ces organisations dans les activités de l’AESA et montrer à l’opinion publique que l’AESA est à l’écoute de la société et qu’elle ne se résume pas à un groupe de scientifiques privilégiés qui s’isolent dans leur tour de Parme...

La dernière réunion, à la mi-avril 2010, des membres de la Plate-forme consultative des parties intéressées de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (1) a permis aux représentants d’ associations de consommateurs, de groupes industriels et d’organisations de protection de l’environnement de discuter du renforcement des relations et de la coopération avec les scientifiques de l’AESA basés à Parme. A cette occasion, l’AESA a lancé deux nouveaux projets ayant pour objectif de stimuler davantage la participation des parties intéressées aux activités de l’Autorité européenne et d’encourager une contribution plus importante aux travaux scientifiques de l’AESA. Un projet, appelé « Rolling Work Plan » (plan de roulement), reprend une liste de toutes les activités et événements que l’AESA organise pour – et en association avec – la plate-forme des parties intéressées et d’autres organisations de parties intéressées tout au long de l’année. Les membres de la plate-forme ont aussi convenu de créer un groupe de travail qui examinera les modalités d’un renforcement de l’implication des organisations de parties intéressées dans les activités de l’AESA. Le groupe de travail doit présenter ses propositions lors de la prochaine réunion plénière de la plateforme en novembre 2010.

Base de données harmonisée sur la consommation alimentaire
Les parties intéressées ont également été informées du projet de lancement d’une enquête pan-européenne sur la consommation alimentaire, appelée « EU Menu ». Coordonnée par l’AESA et en coopération avec les États membres, cette enquête devrait permettre de collecter des données détaillées et harmonisées sur la consommation alimentaire des citoyens de tous âges à travers l’Union européenne, des données que l’AESA juge « essentielles » pour l’ensemble de ses travaux. Lors des discussions de la plate-forme, Juliane Kleiner, Responsable de l’unité en charge des produits diététiques, de la nutrition et des allergies de l’AESA (NDA), a fourni un aperçu des activités de l’Autorité européenne en matière de nutrition, comme la définition de valeurs nutritionnelles de référence pouvant être utilisées à travers l’UE pour établir des recommandations nutritionnelles. Elle a également expliqué le travail de l’AESA sur les recommandations nutritionnelles exprimées en termes d’aliments, l’étiquetage des valeurs d’apport de référence et le travail récent du groupe scientifique NDA sur l’évaluation des allégations de santé.

Révision de la stratégie de communication de l’AESA
La directrice exécutive de l’AESA, Catherine Geslain-Lanéelle, a informé les membres de la plate-forme sur les priorités et les défis à relever en 2010 et 2011. Les parties intéressées ont aussi été informées des résultats d’une enquête commanditée par l’AESA et menée auprès de publics cibles dans l’UE et au-delà, et ayant suscité un intérêt considérable et de nombreuses discussions. Les résultats indiquent que l’AESA serait devenue « un organe européen très respecté » qui fournit « un soutien indépendant et scientifiquement fondé » aux responsables des politiques européennes. Les résultats démontreraient en outre que l’AESA « devrait s’efforcer de fournir des calendriers plus prévisibles pour ses travaux scientifiques, améliorer la simplicité de ses communications et continuer à développer ses réseaux au sein des États membres ». L’enquête aurait également contribué à la révision de la stratégie de communication de l’AESA pour 2010-2013. Présentée au conseil d’administration du mois de mars 2010, le projet de stratégie de communication a aussi été discuté avec les parties intéressées avant que le document ne soit publié à des fins de consultation publique. L’AESA affirme avoir une mission claire en matière de stratégie de communication, mission qui est exposée dans son règlement fondateur et qui constitue l’une des principales priorités du « Plan stratégique 2009-2013 » de l’AESA. La stratégie de communication de l’AESA, adoptée pour la première fois en 2006, est actuellement en cours de révision. A cet effet l’AESA a élaboré un document qui propose une méthodologie pour revoir cette stratégie, méthodologie qui intègre une consultation publique et présente une réflexion sur de nouveaux développements, tels que le renforcement de la coopération avec les personnes chargées de la communication des États membres, l’accroissement des travaux scientifiques et la perception du risque alimentaire par le public, une perception comme on le sait en constante évolution.

(1) Créée en 2005, cette Plateforme regroupe des représentants d’associations de consommateurs, de groupes industriels et d’associations environnementales travaillant sur des domaines concernant la sécurité alimentaire.

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