Déménagement, recrutements en séries et demandes d’avis scientifiques tous azimuts : l’Autorité européenne pour la sécurité des aliments (AESA) va vivre, en 2005, une année charnière. Elle devra faire ses preuves et trouver sa vitesse de croisière.
Quelque 170 demandes d’avis devraient être déposées sur le bureau de l’Autorité européenne pour la sécurité des aliments, en 2005. Traiter ces dossiers sera la priorité de l’Autorité. Pas facile, lorsque l’on sait que seulement 22 personnes travaillent aujourd’hui à Parme (Italie), le siège officiel de l’agence. Les autres, environ 80 personnes, sont encore à Bruxelles (Belgique) et devront déménager. Geoffrey Podger, le directeur exécutif a donné le signal, le 24 janvier, annonçant son départ pour l’Italie.
S’ouvre aussi pour l’AESA une période de recrutements intensifs. Elle devrait embaucher une centaine de personnes et franchir peut-être le cap des 200 salariés à la fin de l’année, doublant ainsi ses effectifs.
Allégations, pesticides et matériaux en contact avec les aliments
En tête des préoccupations de l’AESA : se mettre en ordre de bataille pour pouvoir répondre aux demandes concernant les allégations nutritionnelles et de santé inscrites sur les aliments. L’Autorité va occuper une place centrale pour l’élaboration des profils nutritionnels et donner du corps à un concept encore flou dans bien des esprits ! Elle devra aussi examiner les demandes d’autorisation d’allégations santé, tel que cela est prévu dans le projet de la Commission de Bruxelles.
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De plus, l’AESA va se pencher sur les pesticides et les résidus de pesticides dans les denrées alimentaires dans la perspective du nouveau règlement sur les limites maximales. Autres préoccupations de l’agence : élaborer des lignes directrices pour la soumission des demandes d’autorisation d’enzymes nouveaux, la soumission de données relatives à l’évaluation de processus de recyclages et de composants actifs et intelligents dans le contexte des deux nouveaux règlements sur les matériaux en contact avec les aliments qui devraient être approuvés cette année.
Elle devrait par ailleurs se pencher sur l’évaluation des risques pour la santé humaine et animale résultant de l’exposition aux dioxines ; évaluer les critères microbiologiques pour la mise en œuvre de la nouvelle législation sur l’hygiène des denrées alimentaires qui entrera en vigueur au 1er janvier 2006 ; ou encore, rendre de nouveaux avis scientifiques sur la sécurité de la viande et l’hygiène des produits laitiers.