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UE/Sécurité alimentaire L’AESA se réorganise pour renforcer la confiance du public

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« L’AESA a pris beaucoup d’ampleur depuis sa création en 2002. C’est le moment opportun pour revoir notre structure afin d’être en mesure de faire face aux demandes croissantes qui nous sont faites et afin d’optimiser l’utilisation de nos ressources et renforcer notre efficacité ». Catherine Geslain-Lanéelle, directrice exécutive de l’Autorité européenne de sécurité alimentaire, a décidé de lancer un ambitieux programme de réorganisation qui vise à optimiser l’utilisation des ressources de l’AESA afin de faire face à la charge de travail en constante augmentation, de renforcer son efficacité et, dit-elle, « d’offrir un service de qualité supérieure à ses clients » mais également de renforcer la confiance du public. La restructuration s’effectuera progressivement tout au long de l’année 2011 pour s’achever début 2012.

La réorganisation des structures de l’Autorité européenne de sécurité alimentaire que vient de décider sa directrice exécutive, Catherine Geslain-Lanéelle, vise à faire face aux exigences croissantes auxquelles est confrontée l’Autorité, notamment en ce qui concerne le traitement des demandes d’évaluation de substances, de produits et d’allégations réglementés, telles que les allégations relatives à la santé, les enzymes, les additifs destinés à l’alimentation animale et les pesticides. Les efforts et les ressources nécessaires devraient également se concentrer sur les évaluations des risques en matière de priorités générales de santé et de sécurité dans des domaines tels que les contaminants chimiques et biologiques, la santé et le bien-être des animaux ainsi que la santé des plantes. « La réorganisation a pour objectif de rendre l’AESA plus flexible et mieux à même de répondre au nombre croissant de demandes de conseils scientifiques. Il est important que notre personnel scientifique puisse se concentrer davantage sur le travail scientifique. Nous pourrons ainsi continuer à aider les décideurs européens à protéger la santé des consommateurs européens », a expliqué Catherine Geslain-Lanéelle.

Cinq grandes directions
L’AESA compte actuellement cinq directions : trois directions scientifiques, qui assistent le comité scientifique et les 10 groupes scientifiques de l’AESA dans leur travail ; une direction « Communication » réorganisée ainsi qu’une direction « Ressources et assistance ». La direction « Évaluation des risques et assistance scientifique » est responsable de l’évaluation des risques dans les domaines de la santé et du bien-être des animaux, des contaminants et de la santé des plantes, ainsi que de la surveillance des régimes alimentaires et des dangers chimiques ou biologiques et du soutien à l’évaluation scientifique. La direction « Évaluation scientifique des produits réglementés » soutient les activités de l’AESA dans le domaine de l’évaluation des risques associés aux substances, aux produits et aux processus destinés à être utilisés dans la chaîne alimentaire ainsi que ses activités liées à la vérification du bien-fondé des allégations portant sur des aliments afin de protéger la santé publique, la santé des plantes et des animaux, ainsi que l’environnement. Ses unités axent leurs activités sur l’alimentation animale, les additifs alimentaires et les sources de nutriments, les matériaux en contact avec les aliments, les enzymes et les arômes, les OGM, la nutrition et les pesticides.

Un point de contact pour les entreprises
Les responsables de l’AESA comptent mettre en place un « Service des demandes d’autorisation », qui devrait servir de premier point de contact pour les entreprises qui soumettent des demandes d’évaluation de substances, produits et allégations réglementés ainsi que pour améliorer le service proposé à ses autres clients et partenaires tels que les États membres ou les parties intéressées. En accordant une attention particulière à ses activités liées aux demandes d’autorisation, l’Autorité serait également préparée si les institutions de l’Union décident à l’avenir d’instaurer un système de redevances (un système pour l’heure mis au fond du frigo vu la réticence de plusieurs Etats membres).
La direction « Stratégie scientifique et coordination » devrait s’occuper de coordonner la mise en œuvre de la stratégie scientifique de l’AESA et de renforcer l’implication et la coopération avec les parties intéressées et les partenaires internationaux, notamment sur des questions scientifiques horizontales plus larges, telles que les méthodologies d’évaluation des risques. Cette direction soutiendra également le travail du comité scientifique et du forum consultatif et se concentrera sur des domaines spécifiques tels que les risques émergents dans la chaîne alimentaire humaine et animale.

Renforcer la confiance du public
La direction « Ressources et assistance » devrait assumer une série de fonctions auparavant disséminées au sein de l’Autorité, telles que le soutien à l’organisation des réunions, la passation de marchés publics et la gestion financière. Une nouvelle unité « Gestion du capital humain et des connaissances » sera chargée d’élaborer des stratégies visant à encourager le partage de connaissances, la formation et l’utilisation optimale des compétences au sein du personnel et parmi les 1 500 experts externes qui collaborent avec l’Autorité afin de l’aider à mener sa mission à bien.
Dans le cadre de la stratégie de communication 2010-2013 de l’AESA, la direction « Communication » élabore actuellement une approche plus thématique des communications de l’AESA afin d’illustrer l’impact de ses activités et de démontrer « comment l’Autorité contribue à améliorer la sécurité des aliments en Europe et à renforcer la confiance du public dans la façon dont les risques sont évalués ».

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