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Innovation L’agence Oséo veut soutenir davantage l’agriculture à bas intrants

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Oséo, l’agence de valorisation de la recherche, veut soutenir davantage les entreprises qui innovent dans l’agriculture à basse consommation d’intrants. Lors d’une rencontre avec la presse organisée le 27 mai, Ariane Voyatzakis, responsable du secteur agricole chez Oséo, a mis l’accent sur ce thème, avec le témoignage de deux entreprises fournissant des services aux agriculteurs pour qu’ils réduisent leurs intrants.

L’agence Oséo, convaincue que l’agriculture sera à la fois plus compétitive et plus propre grâce à l’innovation, veut tirer parti de l’intérêt croissant de PME de services aidant les producteurs à réduire leurs consommations d’intrants. Tel est le message qu’a voulu faire passer Ariane Voyatzakis, responsable du secteur agricole chez Oséo.
L’entreprise publique a ainsi consacré 10 millions d’euros au soutien à l’innovation en 2009, sous forme d’aides remboursables et de subventions. Dont 1,285 million sur le seul thème de la réduction de l’emploi des produits de traitement chimiques et de leur remplacement par l’utilisation d’agents antagonistes aux parasites.

Des champignons producteurs de fertilisants
Deux entreprises bénéficiaires de ces soutiens sont venus présenter leurs actions en faveur de la réduction des intrants.
La première d’entre d’elles, Agrauxine, située en Bretagne, commercialise déjà deux solutions à base de champignons, l’une pour lutter contre une dégénérescence de la vigne, analogue à l’artériosclérose chez l’homme, l’autre pour dissoudre le phosphore minéral et ainsi réduire le besoin en engrais phosphatés, a expliqué Michel Pronost, président de l’entreprise. La PME développe actuellement une solution à partir d’azospirillum, bactérie fixatrice de l’azote du sol, et qui permet de réduire de 20% la consommation d’engrais azotés. Elle travaille aussi avec la coopérative Terrena sur l’enrobage de spores de champignons dans des semences de maïs, ces spores étant antagonistes de maladies racinaires du maïs, telles la rhizoctonia.

Vigne : faire passer les traitements de 13-14 à 10
La seconde entreprise, ITK, édite des logiciels d’aide à la décision pour les viticulteurs, afin qu’ils réduisent leurs passages phytosanitaires. Cette PME de 15 personnes, dont 7 docteurs, basée à Montpellier, a été constituée avec l’appui du Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement). « Le Cirad est très en avance dans le domaine des traitements avec peu de phytos, car ceux-ci sont peu accessibles dans les pays du Sud », a indiqué Éric Jallas, président de la société. Grâce à ces logiciels, les vignerons passent de 13 ou 14 traitements à 10. Comment ? Par une connaissance précise de la parcelle (son climat, son sol, son exposition), ITK conseille aux producteurs de traiter seulement quand c’est nécessaire. Parfois, même une fois la maladie installée, il est moins coûteux de ne pas traiter. Le rôle du logiciel est d’informer le vigneron de ces possibilités. ITK intègre des connaissances de l’Inra, du CNRS, du Cemagref, de caves coopératives, de distributeurs d’intrants comme Agro-Sud.

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