Abonné

L’agriculture au sommet

- - 2 min

L’agriculture a gagné le droit de figurer dans les menus stratégiques des vingt principales puissances de la planète. Avant de considérer la portée plus ou moins grande de l’accord sur le G20 agricole, il faut reconnaître ce fait. Durant toute la séance de clôture de la négociation, des indiscrétions faisaient bien état de la satisfaction, voire de la joie des ministres de l’agriculture d’être présents pour discuter au niveau mondial de leurs enjeux. Une atmosphère qui a certainement contribué au succès.
Echouer, c’eût été renvoyer leurs domaines respectifs au rang des dossiers dont on s’occupe peu car ils sont inconciliables. Réussir, c’est montrer qu’il peut y avoir une stratégie mondiale pour cette activité dont la mission est de nourrir la planète. C’est apporter une raison d’optimisme dans des négociations internationales qui en ont bien besoin pour trancher avec les crises financières et l’insécurité internationale.
Reste à savoir de quoi ce succès est fait. En l’occurrence, de 45 chapitres fourre-tout bourrés souvent d’intentions, parfois d’engagements fermes, et plus encore d’encouragements à faire pour des organisations internationales ou des pays. Si tout ceci est vraiment appliqué, ce sera un grand succès pour l’agriculture et l’alimentation de la planète. On ne le saura que plus tard. Mais, en attendant, l’agriculture aura montré – aux plus optimistes - qu’elle n’est pas qu’une cause d’échecs au sein du cycle de Doha à l’OMC. Elle est aussi un motif de succès au sein du G20.