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Représentation à Bruxelles L’agriculture biologique française se structure en association

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Le 5 novembre s’est tenue l’assemblée générale constitutive de l’Association des adhérents français de l’Ifoam (AsaFI) dans le secteur de l’agrobiologie. L’Ifoam est la fédération internationale des mouvements de l’agriculture biologique, qui regroupe 800 adhérents dans plus d’une centaine de pays.

Dix-huit organisations françaises spécialisées en agriculture biologique, des producteurs jusqu’aux consommateurs, sont individuellement membres du réseau mondial Ifoam. Elles ont décidé de se regrouper afin de peser davantage sur les décisions politiques au niveau de la France, de Bruxelles et des instances internationales. Le président devrait être nommé début décembre. « Alors que la France est à l’initiative de l’Ifoam dans les années soixante-dix, elle y a très peu participé jusqu’alors», regrette Hervé la Prairie, représentant la Frab Bretagne et ancien président de l’Ifoam Monde.

Un marché en pleine expansion

« Le marché du bio existe à travers le monde et est estimé à 30 milliards de dollars, précise Alberto Pipo Lernoud, vice-président de l’Ifoam, venu d’Argentine pour l’occasion. La croissance, soutenue par les consommateurs, est de 23 % par an. Nous avons réussi à harmoniser au niveau mondial ce que veut dire le terme “biologique” et faire appliquer des normes reconnues par tous ». L’Ifoam travaille avec les grandes organisations internationales pour faire valoir ces normes (FAO, Codex, UE, USDA,...). « Mais il nous reste des défis, notamment comment isoler nos productions des OGM et comment inclure les agriculteurs traditionnels des pays en développement», poursuit-il.

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Lobbying à Bruxelles

Depuis 2003, l’Ifoam Europe a ouvert un bureau à Bruxelles afin de faire du lobbying auprès de la Commission européenne. « C’est très important de ne parler que d’une seule voix à la Commission», martèle Marko Schlüter, le permanent de l’Ifoam Europe. Son rôle est à la fois de coordonner les activités au niveau européen sur la règlementation ou la recherche, et de transférer des informations émanant de Bruxelles. « Nous avons un budget de 90 000 euros, dont un tiers provient de la contribution des membres, un tiers des gouvernements, mais pas la France, et le dernier tiers d’entreprises impliquées dans l’agriculture biologique », précise-t-il.