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L’agriculture est responsable et victime de la pollution de l’air

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Responsable, mais aussi victime de la pollution de l’air, le monde agricole se dit mobilisé. La conférence sur la pollution de l’air organisée par l’APCA et l’Afja, le 22 mars, était l’occasion de rappeler les actions déjà mises en œuvre par la profession pour lutter contre ce type de pollution.

« La pollution d’origine anthropique est causée par quatre grands secteurs », lit-on dans le rapport du Sénat sur le coût de la pollution de l’air. L’agriculture est le principal émetteur d’ammoniac (97 %) sachant que la pollution atmosphérique est aussi le fait d’autres éléments. Par exemple, les PM10 (particules de diamètre inférieures à 10 micromètres) sont principalement émises par l’industrie et le résidentiel, l’agriculture étant responsable tout de même de 20 % des émissions de ces particules. S’agissant de l’ammoniac, « ces émissions proviennent de processus naturels. Mais elles augmentent avec l’augmentation d’apports d’intrants azotés », précise Pierre Cellier, chercheur à l’Inra. Responsable, l’agriculture n’en reste pas moins victime de la pollution de l’air extérieur tout comme l’est le patrimoine bâti, rappelle l’Ademe (agence de l’environnement et de maîtrise de l’énergie) dans une étude datant de mai 2015. « Certaines cultures subissent les effets de la pollution de l’air extérieur, ce qui provoque des baisses de rendement agricole ou forestier ». Antoine Henrion, président de la Chambre d’agriculture de Moselle, responsable du dossier qualité de l’air à l’APCA (chambres d’agriculture), cite même un rapport européen faisant état d’une baisse de 14 % de la production de blé liée aux polluants atmosphériques.

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