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Négociations de libre-échange L'agriculture européenne veut des règles du jeu équitables dans les négociations

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Les organisations et coopératives agricoles de l'UE (Copa-Cogeca) demandent à la Commission européenne « la plus grande fermeté » dans les négociations de libre-échange bilatérales et multilatérales, afin que soient pris en compte les « handicaps structurels » de leur secteur.

« Nous vous demandons la plus grande fermeté dans les négociations tarifaires à venir tant pour les négociations bilatérales que multilatérales pour prendre en compte les handicaps structurels de l'agriculture européenne », écrit le Copa-Cogeca (organisations et coopératives agricoles de l'UE) dans une lettre du 13 février adressée au commissaire européen à l'agriculture, Phil Hogan. Il rappelle aussi que le résultat de ces pourparlers « va changer indéniablement l'environnement économique de l'agriculture européenne d'ici 2020 et donc les marges de manœuvre pour une future politique agricole commune dynamique (...) face à la volatilité des marchés ».

« Handicaps structurels »

Si elles ont permis de progresser sur certains dossiers (indications géographiques, viande bovine sans promoteurs de croissance), le résultat des négociations commerciales conclues entre l'UE et le Canada est « décevant » en ce qui concerne les concessions tarifaires qui ont été accordées (1), estime le Copa-Cogeca dans sa lettre au commissaire européen.

Alors que le calendrier des pourparlers « s'intensifie », au niveau tant bilatéral (États-Unis, Japon) (2) que multilatéral (OMC) (3), il tient à rappeler les « handicaps structurels » de l'agriculture de l'UE. En premier lieu, une législation contraignante (traçabilité complète des animaux, bienêtre animal, gestion des effluents d'élevage ou des émissions de gaz à effet de serre). Mais aussi le prix du gaz en Europe qui est « le double de celui des États-Unis », ce qui aura une « incidence » notamment sur les coûts des fertilisants.

Autre « handicap », selon le Copa-Cogeca : la réforme de la Pac qui est « totalement découplée de la production (boîte verte à l'OMC) alors que d'autres partenaires commerciaux comme les États-Unis ont renforcé leurs soutiens publics porteurs de distorsions (boîte orange) (4). Les organisations et coopératives agricoles européennes soulignent enfin que l'UE a « de facto supprimé » l'usage des restitutions à l'exportation, malgré la situation difficile créée par l'embargo russe. Or, poursuivent-elles, l'Inde a développé ses « opérations d'achats publics dans le secteur des grains », la Chine a développé « les activités des entreprises d'état pour l'exportation », et la mise en œuvre de l'accord de l'OMC en décembre 2013 à Bali sur une plus grande transparence des soutiens à l'exportation reste « partielle » (5).

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La prise en compte de cette situation est nécessaire pour assurer « des règles du jeu équitables entre agriculteurs sur les marchés mondiaux », conclut le Copa-Cogeca. 

(1) Voir n° 3464 du 29/09/14 et n° 3465 du 06/10/14

(2) Voir n° 3483 du 09/02/15 et n° 3484 du 16/02/15

(3) et (4) Voir n° 3483 09/02/15

(5) Voir n° 3426 du 16/12/13