Les travailleurs immigrés originaires de l’Union européenne et de pays tiers jouent un rôle crucial dans le bon fonctionnement de l’UE en temps de crise. C’est la conclusion d’une étude publiée en avril par le Centre commun de recherche (JRC) de la Commission européenne. Menée par les chercheurs Francesco Fasani et Jacopo Mazza, elle mesure le poids des travailleurs extra-nationaux dans les secteurs essentiels de l’activité socio-économique durant l’épidémie de Covid-19. D’après l’étude, 31 % des actifs évoluant dans l’UE travaillent dans un secteur essentiel (alimentation, transport, santé etc.). Parmi eux, 13 % sont d’origine étrangère dont une majorité née en dehors de l’UE. Le poids des travailleurs extra-nationaux est assez important dans l’industrie agroalimentaire européenne où ils constituent presque 20 % de la force de travail. Mais ce chiffre est à relativiser car ce secteur ne représente que 2 % des travailleurs clefs de l’UE. À l’inverse, l’agriculture pèse lourd dans l’activité socio-économique de l’UE avec 12 % des travailleurs clefs (en deuxième position après l’éducation et l’enseignement, 14,5 %). Mais, moins de 10 % des travailleurs agricoles sont extra-nationaux. Point important à préciser : cette étude ne prend pas en compte l’impact des travailleurs détachés sur l’économie européenne, signale Francesco Fasani.
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