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Programme européen L’agriculture figure dans la stratégie européenne pour 2020

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Les ministres de l’Agriculture des Vingt-sept, réunis le 29 mars à Bruxelles, ne pouvaient que se réjouir du fait que, trois jours auparavant, le sommet européen ait, sous la pression de plusieurs Etats membres, décidé d’inscrire l’agriculture et la Pac dans la stratégie économique et sociale de l’UE pour 2020. Cependant, comme l’a rappelé l’Allemagne, cette avancée ne préjuge en rien les arbitrages qui devront être rendus lors de l’établissement du cadre financier de l’Union après 2013.

Sur l’insistance de plusieurs Etats membres, dont la France, l’Irlande, la Pologne, la Roumanie et la Grèce, le rôle de l’agriculture est clairement mentionné dans les conclusions sur la stratégie économique et sociale de l’UE pour 2020 adoptées par le sommet européen le 26 mars à Bruxelles. Ce qui n’était pas le cas dans les propositions de la Commission européenne ni dans le projet de texte soumis au départ aux chefs d’Etat et de gouvernement.
Ceux-ci soulignent que « toutes les politiques communes, y compris la politique agricole commune et la politique de cohésion, devront appuyer la stratégie ». « Un secteur agricole viable, productif et compétitif apportera une contribution importante à la nouvelle stratégie, compte tenu du potentiel de croissance et d’emploi que possèdent les zones rurales, tout en assurant des conditions de concurrence loyales », ajoutent-ils.
« Je ne pouvais pas concevoir qu’on ait un agenda 2020 ignorant l’agriculture », a déclaré à la presse Nicolas Sarkozy, qui estime avoir « obtenu pleinement satisfaction ».
Brian Cowen, le premier ministre irlandais, a souligné pour sa part que l’une de ses « principales préoccupations » était d’« assurer que le rôle important que doivent jouer l’agriculture et l’industrie alimentaire dans la croissance et la création d’emplois en Europe soit correctement pris en compte ».

Ne pas préjuger le débat budgétaire
Trois jours après le sommet européen, les ministres de l’agriculture de l’UE, réunis le 29 mars à Bruxelles, ont, bien entendu, apprécié le fait que le secteur dont ils ont la charge soit inscrit dans la stratégie communautaire 2020. Même le Royaume-Uni et la Suède ont considéré que la Pac était importante pour l’avenir, du moins dans la mesure où elle est réformée et permet une réelle compétitivité.
Au cours de l’échange de vues des Vingt-sept, basé sur une note et deux questions de la présidence espagnole du Conseil (2), la Grèce, la Hongrie, Chypre, la Slovénie, la Lettonie, l’Autriche, l’Italie, la France et la Lituanie ont souligné la nécessité d’un financement adéquat de la Pac.
La Finlande, l’Irlande, la Roumanie et le Portugal ont insisté pour que la stratégie 2020 n’ait pas des répercussions négatives sur le budget agricole, la Bulgarie et la Slovaquie réclamant de leur côté un niveau équitable d’aides directes, pour éviter une « Europe à deux vitesses ».
L’Allemagne a toutefois mis en garde contre toute tentative de préjuger les difficiles débats attendus sur le cadre financier de l’Union après 2013.
Le commissaire européen Dacian Ciolos a estimé que la future Pac réformée devrait apporter « des éléments clairs de réponse » à la stratégie pour 2020.
Quant à la ministre espagnole, Elena Espinosa, elle a assuré que « les secteurs agricole et agroalimentaire sont au cœur des défis futurs de l’UE ».

(1) Voir n° 3245 du 29/03/10

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