« En 30 ans, on est passé d’une préoccupation à dominante industrielle à des préoccupations portant sur la pollution plus diffuse émise par les transports, le chauffage (notamment au bois), l’agriculture […] », selon le rapport du Sénat sur le coût économique et financier de la pollution de l’air, débattu en séance publique le 13 janvier. Ainsi, l’industrie manufacturière émettait à peine moins de particules fines dans l’air en France que les activités agricoles, premières émettrices, en 1990. Vingt-cinq ans plus tard, l’industrie a diminué de 30 % ces émissions. La ferme France ne les a diminuées que de 3 %. Le Citepa (interprofession technique d’études de la pollution atmosphérique) rappelle les incertitudes qui portent sur la mesure des émissions d’origine agricole. Néanmoins, la commission d’enquête du Sénat, s’appuyant sur les données du Citepa, rappelle que l’agriculture reste un chantier prioritaire. « Ce sont les grandes cultures qui, avec le travail du sol et la récolte, en sont le plus émettrices (des particules fines, ndlr) », lit-on dans le rapport.
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